Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a affirmé que « plusieurs entreprises opérant dans le domaine du transport via des applications numériques encouragent l’exercice d’activités de transport non autorisées, en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur, malgré les avertissements qui leur ont été adressés et les procédures engagées à leur encontre devant les autorités judiciaires compétentes ».
Dans une réponse à une question écrite adressée par Fatima El Kachouti, membre du groupe Haraki à la Chambre des représentants, au sujet de « l’organisation du transport urbain entre une réalité en difficulté et une réforme retardée, ainsi que la nécessité d’ouvrir le secteur aux applications numériques », Laftit a souligné que les services du ministère travaillent, en coordination avec les différents départements et institutions concernés, à l’application des dispositions légales et réglementaires imposant l’obtention d’une autorisation préalable pour exercer l’activité de transport de personnes ou d’intermédiation dans le domaine du transport, que ce soit à travers des applications numériques ou d’autres moyens.
Le responsable gouvernemental a ajouté que les autorités territoriales habilitées à fixer les règles encadrant le secteur du transport par taxis mettent en œuvre plusieurs mesures visant à mieux contrôler l’exploitation des agréments de taxis et à améliorer la qualité des services fournis. Il a précisé que les services compétents, en coordination avec les services de contrôle routier, intensifient les opérations de contrôle sur le terrain afin de constater les infractions et d’appliquer les sanctions en cas de non-respect des règles encadrant la profession, des standards de qualité de service ou des lois et règlements en vigueur.
Laftit a également indiqué que les services compétents au niveau des préfectures et provinces accordent une attention particulière au traitement des plaintes des citoyens liées aux services de taxis, parallèlement aux efforts visant à adapter et améliorer les programmes de formation initiale et continue destinés aux chauffeurs professionnels. Ces programmes visent notamment à les sensibiliser à l’importance d’améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers et à l’adoption des nouvelles technologies dans le domaine du transport.
Il a relevé que les services centraux du ministère de l’Intérieur et les autorités territoriales veillent à encourager et accompagner les initiatives pilotes permettant la réservation immédiate ou anticipée des services de taxis via des applications mobiles et numériques, ainsi qu’à travers des guichets et numéros de téléphone dédiés.
Le ministre a enfin indiqué que le ministère prépare actuellement une étude stratégique pour le développement du secteur. Cette étude a déjà permis, dans une première phase, d’établir un diagnostic précis du système des taxis sur les plans juridique, réglementaire et de gestion, afin d’identifier les propositions et mécanismes susceptibles de développer et organiser le secteur tout en améliorant la qualité des services, en tenant compte des expériences réussies et des meilleures pratiques à l’international, ainsi que des spécificités du secteur et des attentes des différents acteurs au niveau national.
Il a ajouté qu’une partie de cette étude porte sur l’examen des mécanismes juridiques et des mesures réglementaires pouvant être adoptés, en coordination avec les secteurs et institutions concernés, afin de garantir le développement de l’utilisation des nouvelles technologies et des applications numériques dans le transport des personnes, dans le respect total des lois et règlements en vigueur, des droits des usagers et des professionnels, ainsi que des principes de concurrence loyale entre les différents modes de transport autorisés.
