Santé : les syndicats exigent une réforme transparente et annuelle de la mobilité des fonctionnaires

La coordination syndicale nationale du secteur de la santé a réaffirmé son attachement strict au maintien de tous les acquis liés au mouvement de mutation, tout en œuvrant à son amélioration et à son développement. Elle a insisté sur la nécessité d’instaurer une périodicité annuelle pour la mobilité, sous toutes ses formes, au sein de chaque groupement sanitaire territorial, entre les groupements sanitaires, ainsi qu’entre ces derniers et l’administration centrale, les agences et les établissements relevant du ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Par

Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a reçu copie, la coordination souligne l’importance de définir des critères et des conditions précis et clairs pour la mobilité, dans le cadre d’un projet d’arrêté ministériel consensuel. L’objectif est d’unifier les procédures et de renforcer les principes de transparence et d’égalité des chances entre les professionnels du secteur. Cette position a été exprimée lors d’une réunion tenue mardi 24 février au matin avec des responsables du ministère de la Santé et de la Protection sociale.

La coordination syndicale nationale a également insisté sur la prise en compte des observations formulées lors de la réunion, appelant le ministère et les instances compétentes à finaliser rapidement le projet de décret relatif à la mobilité et à le soumettre à la procédure d’adoption dans les prochaines semaines.

Concernant le groupement sanitaire territorial de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la coordination a rappelé la revendication formulée lors d’une précédente réunion, portant sur son refus de la désignation de commissions tripartites composées uniquement de représentants de l’administration, auxquelles seraient confiées des missions de promotion, de discipline et d’autres attributions. Elle estime que cela porterait atteinte au principe de représentativité et d’équilibre au sein de ces instances.

à lire aussi

Elle a proposé, à la place, d’adresser une correspondance au chef du gouvernement afin d’obtenir une autorisation exceptionnelle (dérogation) permettant aux commissions administratives paritaires actuellement en place de continuer à exercer leurs missions jusqu’à la tenue des prochaines élections professionnelles. Le ministère aurait, selon la coordination, exprimé une réaction positive à cette demande.