Tehraoui impose aux établissements et agences de santé des réunions périodiques avec les syndicats

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale a appelé les directeurs des établissements sous tutelle à institutionnaliser des réunions périodiques avec les syndicats et à assurer un reporting régulier au ministère. Une initiative qui intervient en pleine phase de transition du système de santé.

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Amine Tehraoui, ministre de la Santé et de la Protection sociale. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Le dialogue social s’institutionnalise dans le secteur de la santé. Dans une série de correspondances datées du 18 février 2026, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a formellement demandé aux responsables des établissements relevant de son département d’activer et de régulariser les mécanismes de concertation avec les partenaires sociaux.

Adressée notamment au directeur de l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS), au directeur de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés (AMSD), et au directeur général du Groupement sanitaire territorial (GST) Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la correspondance porte un objet explicite : « Activation et régularité du dialogue social ».

Dans ces lettres, dont TelQuel détient copies, le ministre inscrit sa démarche dans le cadre de « la mise en œuvre des orientations gouvernementales relatives à l’activation du dialogue social sectoriel », en référence à la circulaire du Chef du gouvernement n°07/2025 ainsi qu’à la circulaire ministérielle n°11 du 4 février 2019.

Amine Tehraoui y réaffirme « le rôle stratégique du dialogue social dans la préservation de la paix sociale », en particulier dans une phase qualifiée de transitoire pour le système de santé. Une allusion directe au vaste chantier de restructuration en cours, marqué par la montée en puissance des GST et la recomposition des établissements sous tutelle.

Institutionnaliser les réunions périodiques

Le ministre appelle les responsables concernés à « institutionnaliser le dialogue social » au sein de leurs établissements à travers l’organisation de réunions périodiques avec les partenaires sociaux, « notamment les syndicats les plus représentatifs ».

L’objectif affiché est double : proposer des « solutions équitables » dans le respect des textes législatifs et réglementaires en vigueur, tout en privilégiant « le dialogue et le consensus dans l’examen des questions soulevées ».

Au-delà de la tenue des réunions, le ministère exige un suivi formalisé. Les directeurs sont invités à transmettre régulièrement des rapports détaillant les réunions tenues, les questions abordées, les solutions adoptées ou envisagées ainsi que les éventuels points de blocage.

Ces instructions interviennent dans un contexte de transformation structurelle du secteur. La mise en place des GST, la redéfinition des statuts, ainsi que les nouvelles modalités de gouvernance ont suscité des attentes et des interrogations parmi les professionnels de santé.

En rappelant la nécessité d’un dialogue social régulier et encadré, le ministère semble vouloir prévenir les tensions et instaurer un cadre de concertation permanent, à même d’accompagner les réformes en cours.

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