Le programme entend également jeter la lumière sur les « poches d’inégalité » qui subsistent dans les références réglementaires et juridiques inhérentes à l’administration, ainsi que dans ses pratiques, a souligné Tariq lors du troisième atelier dédié à ce programme national organisé sous le thème « La recherche scientifique et l’administration de l’égalité : approches académiques ».
Le programme national « Vers une administration de l’égalité » vise à identifier les causes de discrimination, explicite ou implicite, à travers l’examen des textes législatifs et réglementaires, ainsi que certaines pratiques administratives liées à la relation des femmes avec l’administration, en présentant des propositions pratiques et applicables pour leur amendement et en soutenant la mise en place d’une vision institutionnelle intégrée dans une perspective d’équité entre les genres, tout en prenant en considération les disparités accumulées.
Le programme prévoit, notamment, l’élaboration d’un rapport analytique de référence qui inclut les conclusions de l’examen juridique et les propositions d’amendement, ainsi que l’exploitation de ces enseignements pour définir le thème de l’année prochaine et leur intégration dans le rapport annuel de l’Institution.
Par ailleurs, il tend à établir une feuille de route législative et institutionnelle afin de recenser et réviser les lois à caractère discriminatoire, en proposant un mécanisme de veille institutionnelle durable pour mesurer la conformité des textes juridiques au principe d’égalité.
(avec MAP)
