Une secousse de 4,1 degrés ressentie à Meknès, l’Institut de géophysique rassure

Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,1 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée au milieu de la nuit dernière, provoquant un climat de peur et d’inquiétude parmi les habitants de Meknès.

Par

Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des citoyens quittant précipitamment leurs domiciles pour se rassembler sur l’esplanade de Moulay Idriss Zerhoun, juste après avoir ressenti la secousse, des images traduisant l’ampleur de l’angoisse suscitée par l’événement.

Plusieurs d’entre eux ont préféré rester à l’extérieur de leurs maisons, par précaution face à d’éventuelles répliques, d’autant plus que le traumatisme psychologique laissé par le séisme d’Al Haouz en 2023 demeure présent.

Dans ce contexte, Nasser Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique, a expliqué que la secousse enregistrée vers minuit avait atteint 4,1 degrés sur l’échelle de Richter, et qu’elle a été ressentie jusqu’à environ 50 kilomètres de l’épicentre, situé dans une zone déjà connue pour son activité sismique.

Dans une déclaration à TelQuel Arabi, il a indiqué que cette région avait connu, au cours de la période précédente, une phase d’accalmie avant d’enregistrer une reprise de l’activité sismique.

Jabour a également précisé qu’une seconde secousse avait été enregistrée ce matin aux alentours de 8 heures, d’une magnitude de 2,7 degrés, au niveau de la commune d’Aïn Karma, la même localité où la secousse nocturne avait été détectée.

à lire aussi

Concernant la perception de ces secousses, le directeur de l’Institut national de géophysique a assuré que celle du matin était faible et n’a été ressentie que par un nombre limité de citoyens.

Il a rappelé que cette région connaît une activité sismique intermittente depuis plus de dix ans, laquelle a connu par le passé des périodes d’atténuation avant de réapparaître. Il a toutefois souligné qu’il est impossible, à l’heure actuelle, de déterminer si cette activité se poursuivra ou si elle se limitera à ces deux secousses.

Le responsable a enfin lié cette activité aux effets géologiques du séisme du Haut Atlas de 2023, expliquant que sa forte magnitude a entraîné une activation sismique transitoire dans plusieurs régions du Maroc, et non une activité permanente, en raison de son impact sur de vastes zones du territoire national.

Il a ajouté que des dizaines de secousses sont enregistrées quotidiennement, dont la majorité est de faible intensité et imperceptible pour les citoyens, précisant que l’objectif principal de ce suivi est de recenser les secousses et d’en déterminer les épicentres, en vue de futures études liées à l’évaluation des risques sismiques.