Selon elle, des habitants « vivent dans la rue, sous des tentes délabrées », affrontant un troisième hiver marqué par les précipitations et le froid glacial. « Leur dignité a été réduite à des chiffres sur du papier », a-t-elle lancé, en rappelant que les manifestations régulières des sinistrés sont un cri de détresse.
Deux ans après le séisme qui a ravagé Al Haouz et ses provinces voisines, la souffrance des sinistrés reste intacte. Pour la députée Fatima Tamni (FGD), l’État n’a pas rempli son devoir de justice et de dignité envers les familles toujours livrées à elles-mêmes. Dans une… pic.twitter.com/scVkWjXlm3
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) November 25, 2025
Interpellant directement la ministre, Fatima Tamni a énuméré les localités où les problèmes persistent : plusieurs communes touchées dans les provinces de Chichaoua, Amizmiz et Al Haouz.
La députée estime que ces situations auraient dû être résolues « depuis plus de deux ans et demi ». Elle pointe une contradiction majeure : « Il n’est pas logique que des stades dernier cri aient été construits en moins de deux ans, alors que des maisons simples n’ont toujours pas été reconstruites. »
Pour Tamni, l’exclusion de nombreuses familles du dispositif d’aide accentue les inégalités. Elle rappelle que « des dizaines de ménages financent eux-mêmes leurs travaux ».
