Tragédie de Fès : la construction anarchique et l’absence de contrôle auraient contribué à la gravité du bilan humain

Selon les premières informations recueillies au sujet du drame de Fès, l’un des deux immeubles effondrés seraient composé de quatre étages, en violation flagrante du plan d’aménagement qui n’autorise, dans le quartier Al Massira, qu’un rez-de-chaussée et deux niveaux.

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Les mêmes données précisent que ce quartier aurait été construit dans le cadre du programme de résorption de l’habitat insalubre entre 2006 et 2007. Les autorités avaient alors attribué aux bénéficiaires des lots de terrain sur lesquels ils ont édifié leurs habitations.

Toutefois, ces constructions n’étaient soumises à aucun contrôle, ce qui a poussé certains bénéficiaires à ne pas respecter le plan d’aménagement autorisé, limité à un rez-de-chaussée et deux étages. Ils ont ainsi ajouté des niveaux illégaux qui se sont effondrés lors du drame de la nuit dernière, causant de lourdes pertes humaines.

Comme l’a rapporté TelQuel ce matin, l’effondrement de ces deux immeubles contigus — abritant huit familles — aurait déjà causé 22 morts et 16 blessés, selon le bilan provisoire communiqué par les autorités locales de la préfecture de Fès. Aussitôt alertés, les services de la Protection civile, ainsi que les autorités locales et sécuritaires, se seraient rendus sur place pour lancer les opérations de recherche et de sauvetage, tout en sécurisant la zone et en évacuant les habitations voisines par crainte de risques supplémentaires. Les blessés auraient été transférés au Centre Hospitalier Universitaire de Fès, tandis que les recherches se poursuivraient pour retrouver d’autres victimes potentiellement ensevelies sous les décombres.

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