Un appel à une action urgente contre les discriminations envers les femmes handicapées au Maroc

À l'occasion de la Journée internationale des personnes en situation de handicap le 3 décembre, qui coïncide avec la campagne onusienne de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, l'Organisation marocaine pour les droits des femmes en situation de handicap a publié un communiqué alarmant sur la vulnérabilité persistante des femmes et filles handicapées au Maroc.

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Malgré deux décennies d’efforts en matière de promotion des droits des personnes en situation de handicap, les femmes et filles continuent de faire face à de multiples obstacles. L’organisation dénonce « une hausse inquiétante des violences physiques, sexuelles et numériques, en l’absence de mécanismes de signalement accessibles et adaptés au handicap ».

Le communiqué pointe également « de grandes difficultés d’accès à l’école et à l’université, dues au maintien d’obstacles matériels et pédagogiques, à l’absence de supports éducatifs adaptés et aux représentations négatives à leur égard, entraînant des taux élevés d’abandon scolaire ».

L’accès à la protection sociale reste problématique, avec « une faible accessibilité réelle à la protection sociale, que ce soit dans les programmes de soutien financier ou les services d’accompagnement, en raison de l’absence d’un indicateur précis du handicap et du manque de ciblage des femmes et filles vulnérables ou célibataires ».

La santé reproductive constitue un autre point noir, l’organisation dénonçant « un déploiement insuffisant de la couverture santé, en particulier en matière de santé reproductive, ainsi que l’absence d’accès à des équipements et médicaments adaptés ».

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Face à ces constats, l’Organisation appelle notamment à l’adoption d’un plan national de lutte contre les violences, à la généralisation de l’école inclusive, et à l’élargissement des programmes de protection sociale avec un indicateur précis du handicap.

Le communiqué rappelle que « les droits des femmes et des filles en situation de handicap ne sont pas un privilège, mais un engagement légal et moral qui ne saurait être ignoré ».