GenZ212 : Transparency Maroc condamne la répression contre les jeunes

Le bureau exécutif de l'organisation Transparency Maroc a publié mercredi 1er octobre un communiqué relatif au mouvement de la génération Z qui manifeste depuis samedi 27 septembre. L'organisation de lutte contre la corruption souligne que les jeunes de cette génération ont "surpris" les pouvoirs publics, ainsi que de nombreux observateurs, par leurs manifestations pacifiques continues.

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Le quatrième jour de mobilisation de la Gen Z a été marqué par des affrontements dans le Royaume entre manifestants et forces de l'ordre. Ici, à Casablanca. Crédit: Yassine Toumi

Selon le communiqué, les manifestants ont exprimé des revendications légitimes garanties par la Constitution marocaine et les conventions des Nations Unies ratifiées par le Maroc. Ces revendications incluent le droit à des services publics de qualité dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi et du logement, ainsi que des revendications de liberté, de dignité, de justice sociale et de lutte contre la corruption.

L’organisation dénonce la réaction des autorités : « les pouvoirs publics, comme à leur habitude, ont eu recours à la répression, aux arrestations et aux simulacres de procès, au lieu d’écouter et de comprendre la douloureuse réalité à laquelle sont confrontés les citoyens dans les différents services publics que les pouvoirs publics ont décidé de mercantiliser au profit du secteur privé depuis des années ».

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Transparency condamne « l’intimidation » avec laquelle les pouvoirs publics traitent les manifestations pacifiques de jeunes et exige leur libération inconditionnelle. Elle exige également l’identification et l’arrestation des casseurs qui infiltrent leurs rangs pour les diaboliser et justifier l’interdiction de manifester pacifiquement et leur arrestation.

« On ne peut s’attendre d’un gouvernement qui légifère pour protéger la corruption qu’il réponde aux aspirations du peuple »

Bureaux exécutif de l'ONG Transparency Maroc

Le communiqué rappelle que depuis des années, diverses organisations politiques, syndicales et de défense des droits humains exhortent les gouvernements successifs à « rectifier leurs politiques néolibérales brutales ». L’organisation affirme que la perte de plus de 50 milliards de dirhams par an, selon des experts nationaux et internationaux, en raison du gel de la lutte contre la corruption, aurait pu contribuer à améliorer les services publics, quoique de manière relative.

Le texte évoque également les manifestations contre les désastres de l’« hôpital de la mort » d’Agadir, « échantillon de la médiocrité des services de santé dans la plupart des hôpitaux publics ». Le communiqué conclut qu’« on ne peut s’attendre d’un gouvernement qui légifère pour protéger la corruption qu’il réponde aux aspirations du peuple et respecte la Constitution et la loi ».