GenZ212 maintient ses sit-in malgré une annonce initiale de suspension

Après avoir annoncé la suspension de ses manifestations dans tout le Royaume, GenZ212 a rétropédalé quelques minutes plus tard, confirmant la tenue de sit-in pacifiques. Un choix assumé collectivement, à l’issue d’un vote interne.

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Dans la nuit de mercredi à jeudi, des manifestations de la GenZ212, initialement pacifiques ont dégénéré en affrontements violents et en actes de vandalisme dans plusieurs régions du nord et du sud du pays, sur fond d’un important déploiement sécuritaire. Crédit: Yassine Toumi

Le mouvement GenZ212 avait annoncé, dans un premier temps, la suspension des manifestations dans toutes les villes du Royaume. La décision, diffusée via un communiqué sur le serveur Discord du groupe, se voulait une réponse responsable face aux « risques de débordements et d’infiltrations ». Mais quelques minutes plus tard, le texte a été modifié sur le serveur : il n’est plus question d’annuler, mais bien de maintenir les rassemblements prévus, dans un cadre strictement pacifique.

Ce double mouvement, suspension, puis rétropédalage, illustre la tension interne entre prudence et volonté de poursuivre la mobilisation après les incidents qui ont marqué plusieurs villes du Royaume, notamment à Oujda, Salé et Lqliaâ. Une session de vote a été ouverte dans la soirée et s’est poursuivie jusqu’à 10 heures du matin pour prendre une décision de manière collective.

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Dans la version modifiée du communiqué, le mouvement GenZ212 a affirmé l’organisation, ce jour, de sit-in pacifiques dans plusieurs villes du Royaume. Une annonce qui tranche par son ton méthodique et sa volonté affichée d’anticiper tout débordement.

« Nos manifestations seront entièrement pacifiques, nous rejetons toute forme de violence ou de vandalisme », écrit le collectif, soucieux de se démarquer des images de chaos qui ont récemment circulé sur les réseaux sociaux.

Loin de l’improvisation, les organisateurs ont fixé un cadre précis : des rassemblements limités à trois heures, entre 17h et 20h, des lieux « sûrs et civilisés », difficiles à exploiter par des éléments extérieurs, et une communication centralisée, avec l’annonce des emplacements retenus seulement à midi, via les canaux officiels du mouvement.