Le Congrès général arabe a lancé, mardi 19 août, un appel solennel à la tenue d’un sommet arabe et islamique d’urgence pour répondre, selon lui, à “la menace expansionniste sioniste” exprimée récemment par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu autour de l’idée d’un “Grand Israël”.
Dans un communiqué rendu public par la commission de suivi présidée par le coordinateur général du Congrès nationaliste arabe, Khaled Al-Sefiani, l’organisation qualifie ces déclarations de révélatrices d’une « idéologie raciste » et d’un projet susceptible, à son avis, de déstabiliser l’ensemble de la région.
Le texte accuse Israël de raviver un vieux slogan territorial, « de l’Euphrate au Nil », et de tenter de tirer parti des divisions existantes au sein du monde arabe et musulman. Pour les signataires, la portée des propos dépasse la seule question palestinienne : « Il s’agit d’un danger visant non pas un État, mais l’ensemble de la nation arabe et islamique », insiste le communiqué.
Parmi les mesures réclamées, le Congrès demande aux gouvernements arabes et islamiques d’annuler les accords de normalisation avec Israël, de fermer ses missions diplomatiques et de mettre en œuvre de manière effective les mécanismes de boycott, tant officiels que populaires. Le communiqué appelle aussi à soutenir la résistance en Palestine, au Liban, au Yémen et ailleurs, la présentant comme la première ligne de défense contre le projet colonial-sioniste.
Au-delà des sanctions et du soutien aux mouvements armés, l’organisation insiste sur la nécessité d’un règlement politique et institutionnel des divergences internes : cessez-le-feu des conflits intra-arabes, relance de projets d’intégration économique et activation d’instances de coopération en matière de défense.
