Dans un communiqué, la Ligue arabe a qualifié ces propos de « violation de la souveraineté des États arabes » et de « tentative de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité dans la région ».
Elle a affirmé que ces déclarations constituent une « menace grave pour la sécurité nationale arabe collective » et un « défi manifeste » au droit international ainsi qu’aux principes de la légitimité internationale.
Elles traduisent, selon elle, des « intentions expansionnistes et agressives inacceptables », révélant une « mentalité extrémiste imprégnée de fantasmes coloniaux. »
Le Secrétariat général a appelé la communauté internationale, représentée par le Conseil de sécurité des Nations unies, à assumer sa responsabilité et à s’opposer avec fermeté à ces propos extrémistes qui déstabilisent la région et alimentent la haine régionale ainsi que le rejet de l’État d’occupation.
Durant un entretien mardi 12 août sur la chaîne de télévision israélienne I24 news, un journaliste a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’il adhérait à la « vision » d’un « Grand Israël ». « Tout à fait », a répondu à deux reprises Netanyahu.
L’expression « Le Grand Israël » fait allusion à des frontières bibliques du temps du roi Salomon qui engloberaient la Cisjordanie mais aussi une partie des territoires situés dans les pays voisins (Jordanie, Liban et Syrie), que des Israéliens ultra-nationalistes rêvent d’occuper.
