Le coup de gueule de Nabila Mounib sur le transfert de sans-abri et malades psychiatriques à Béni Mellal

La députée Nabila Mounib, du Parti socialiste unifié (PSU), a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur concernant ce qu’elle qualifie de "transfert inhumain de sans-abri et de personnes atteintes de troubles mentaux" depuis plusieurs villes du nord du Royaume vers la région de Béni Mellal-Khénifra, en particulier les villes de Béni Mellal et Fqih Ben Salah.

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Nabila Mounib au Parlement, le 13 octobre 2021. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon Alyaoum24, elle a dénoncé une situation qu’elle considère comme une menace pour la sécurité des citoyens et un facteur aggravant dans la montée des actes de violence et de criminalité.

Dans sa correspondance, Mounib indique que ce phénomène a connu une aggravation préoccupante récemment, soulignant que « plusieurs personnes atteintes de troubles mentaux sont transférées en groupe vers cette région sans aucun accompagnement social ou sanitaire », ce qui engendre un climat de peur chez les habitants, notamment après la survenue d’incidents violents impliquant certains de ces individus.

La députée a appelé le ministère de l’Intérieur à une intervention urgente et efficace afin de mettre fin à cette pratique qu’elle juge indigne d’un État de droit et d’institutions. Elle plaide pour la mise en place d’un plan gouvernemental global prenant en compte la dimension humaine et sociale, à travers la création de centres spécialisés de soins, de prise en charge et d’hébergement pour les personnes souffrant de troubles mentaux, idéalement situés à proximité de leurs familles.

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Mounib a également insisté sur la nécessité d’un débat national autour des politiques publiques relatives aux sans-abri et aux malades mentaux, à inscrire dans le cadre des réformes visant à promouvoir la justice sociale et territoriale. Elle a mis en garde contre les répercussions négatives de ces pratiques sur l’image du pays, tant au niveau national qu’international.

En conclusion de sa question, la députée a estimé que la situation actuelle porte atteinte à la dignité des citoyens et révèle « l’échec du gouvernement à traiter ce problème en profondeur », appelant à des solutions urgentes et efficaces, loin de toute « politique de transfert arbitraire et d’abandon des populations vulnérables ».