Ce qu’il s’est passé
Dans un communiqué publié jeudi, l’association marocaine des droits humains (AMDH) affirme que la ville connaît une hausse préoccupante de cas d’errance de personnes atteintes de troubles mentaux, souvent sans abri ni prise en charge médicale. L’association attribue cette évolution à des transferts inhumains de malades depuis d’autres villes, sans suivi thérapeutique ni cadre institutionnel.
Elle cite plusieurs incidents récents survenus à Khouribga – tentative d’enlèvement, incendie volontaire, agression contre un commerçant, menaces avec armes blanches, feux allumés dans des voitures – tous attribués à des malades mentaux en situation de grande précarité.
Pourquoi c’est important
Pour l’AMDH, cette situation illustre un abandon systémique des malades mentaux et un déni de leurs droits fondamentaux, liés à l’absence de soins adaptés, à l’exclusion sociale, à l’injustice et à la prolifération des drogues. Elle met également en cause l’impact sécuritaire et sanitaire pour l’ensemble de la population de Khouribga.
L’association considère que le traitement de ces patients relève de la responsabilité pleine et entière de l’État, du gouvernement et du ministère de la Santé.
Ce qu’ils en disent
L’AMDH appelle à l’ouverture d’une enquête urgente sur ces transferts, à poursuivre les responsables de cette pratique, et à créer des structures hospitalières spécialisées, respectueuses de la dignité et des besoins de cette population vulnérable.
Elle recommande également de renforcer le personnel médical spécialisé en santé mentale et d’équiper convenablement les centres de soins psychiatriques.
