Les migrants se sont jetés à la mer depuis les côtes de Fnideq, située à environ deux kilomètres de la frontière du Tarajal, à Sebta.
Le groupe comprenait des femmes marocaines ainsi que plusieurs personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Une configuration peu habituelle, car ces dernières ont plutôt tendance à tenter leur entrée en franchissant la double clôture frontalière séparant le Maroc de l’Espagne.
La Garde civile espagnole et la Gendarmerie marocaine ont déployé plusieurs unités maritimes pour empêcher les migrants d’atteindre la côte. C’est finalement le Maroc qui a pris en charge les personnes interceptées.
Une augmentation des tentatives de passage par Sebta et Melilia
Il s’agit de la deuxième tentative d’entrée collective enregistrée ces derniers jours, après l’arrivée à Sebta, fin juillet, d’environ 74 mineurs marocains.
Bien que la principale voie migratoire vers l’Espagne demeure la “route des Canaries” — reliant la côte africaine aux îles Canaries via l’Atlantique, l’une des plus dangereuses au monde —, les tentatives de passage par les deux enclaves espagnoles d’Afrique du Nord, Sebta et Melilia, sont en augmentation.
Jusqu’au 15 juillet, 1 197 personnes ont tenté d’entrer en Espagne par ces deux villes, contre 1 123 à la même date en 2024, soit une hausse de 6,6 % du nombre d’entrées.
(avec EFE)
