Ce qu’il s’est passé
Le jeune Oussama Hamham, 22 ans, ancien joueur du club Amal Riadhi Al Aroui, a été tué par balles par des éléments de la marine algérienne alors qu’il tentait de migrer irrégulièrement à bord d’un hors-bord rapide au large de Saïdia.
Le drame s’est produit après que le bateau a franchi par erreur les eaux territoriales algériennes. Sa mort, désormais confirmée, a provoqué une vive émotion dans sa commune d’origine, Al Aroui (province de Nador).
Ce qu’on sait
Le défunt faisait partie d’un groupe de migrants à bord d’un bateau de type “Phantom”, ayant quitté les côtes de Saïdia en direction de l’Espagne. La marine algérienne a intercepté l’embarcation et ouvert le feu, atteignant mortellement Oussama d’une balle tirée à bout portant. Son ancien club a confirmé son décès et exprimé, dans un communiqué, sa “profonde tristesse”, adressant ses condoléances à la famille du joueur et à la communauté locale.
Selon plusieurs sources, les occupants du bateau ignoraient avoir franchi la frontière maritime entre le Maroc et l’Algérie. Une erreur qui a déclenché une riposte létale.
Pourquoi c’est important
Ce nouvel incident illustre la dangerosité croissante des tentatives de migration irrégulière par voie maritime, notamment dans les zones frontalières sensibles. Plusieurs drames similaires ont déjà été enregistrés, impliquant des jeunes Marocains tués après avoir franchi involontairement les eaux algériennes.
Le contexte
Le drame en rappelle un autre qui s’est déroulé le 29 août 2023, au large de la station balnéaire marocaine de Saïda, près de la frontière algérienne, Deux jeunes hommes, Bilal Kissi (29 ans, franco-marocain) et Abdelali Mchiouer (40 ans, marocain), ont été tués par des tirs de garde-côtes algériens après s’être égarés en jet-ski dans les eaux territoriales algériennes. Un troisième homme, Mohamed Kissi (frère de Bilal), était avec eux mais a survécu à l’incident.
L’affaire a provoqué une vive émotion et une indignation publique, particulièrement sur les réseaux sociaux. Les parquets marocain et français ont ouvert des enquêtes, la France retenant la qualification d’homicide volontaire, tandis que les familles des victimes ont porté plainte en France pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie qui a tendu davantage les relations déjà difficiles entre le Maroc et l’Algérie.
