Pourquoi ça compte ?
Parce que le Maroc fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques due à la sécheresse, au changement climatique et à l’augmentation des températures. Le recours massif au dessalement marque un tournant stratégique pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable à long terme et réduire la dépendance aux barrages.
Ce qu’il s’est passé
- Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé que les projets de dessalement de l’eau de mer progressent régulièrement, avec l’ambition d’atteindre une capacité de 1,7 milliard de m³ par an à l’horizon 2030.
- Cette déclaration a été faite à l’issue de la réunion du comité de pilotage du Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Irrigation 2020-2027 (PNAEPI 20-27), présidée par Aziz Akhannouch.
Ce qu’ils ont dit
Nizar Baraka a indiqué que la situation hydrique connaît une relative amélioration, malgré des pressions persistantes sur les ressources, exacerbées par la hausse récente des températures. Il a signalé que des villages et régions rurales restent touchés par un accès limité à l’eau potable, ce qui a nécessité des mesures urgentes : déploiement de camions citernes supplémentaires ; accélération des projets de barrages ; meilleure gestion de la consommation et des ressources.
Quel est le contexte ?
- Le Maroc est engagé, sous l’impulsion des Hautes Orientations Royales, dans une stratégie de politique hydrique durable. L’été 2025 est marqué par des vagues de chaleur et une pression accrue sur les réserves d’eau. Le dessalement s’impose comme une réponse structurante face à la raréfaction des ressources conventionnelles et aux besoins croissants en eau potable, notamment en milieu rural.
Ce que cela révèle
- La transition vers le dessalement traduit un changement de paradigme dans la politique de l’eau au Maroc. Elle reflète la volonté de : diversifier les sources d’approvisionnement, anticiper les crises hydriques à venir, réduire les inégalités territoriales d’accès à l’eau, tout en consolidant les infrastructures existantes (barrages) et en instaurant des mécanismes proactifs de gestion locale et régionale.
Le chiffre clé
- 1,7 milliard de m³ : c’est la capacité annuelle ciblée d’eau dessalée à l’horizon 2030, contre environ 147 millions de m³ en 2023. Un bond stratégique pour renforcer la résilience hydrique du Royaume.
