Un Casque bleu marocain tué dans une attaque en Centrafrique

Un Casque bleu marocain a été tué jeudi dans une attaque dans le sud-est de la Centrafrique, pays en proie à une guerre civile depuis 2013, a annoncé vendredi l'ONU, qui n'a pas identifié les assaillants.

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Un Casque bleu marocain de la Minusca à Bangui, en Centrafrique, le 24 décembre 2015. Crédit: Issouf Sanogo / AFP

Un casque bleu du contingent marocain (…) est décédé suite à une attaque survenue jeudi matin à l’aérodrome d’Obo alors qu’il sécurisait, avec d’autres éléments de son contingent, le périmètre d’un aérodrome pour un atterrissage », a précisé dans un communiqué la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a déployé une force de maintien de la paix depuis 2014, avec un effectif de plus de 14.000 militaires aujourd’hui.

La Minusca précise qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les « circonstances exactes » de cette attaque et a rappelé que « toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre ».

Les derniers Casques bleus tombés en Centrafrique étaient trois militaires bangladais tué le 4 octobre dans l’explosion d’un engin au passage de leur véhicule dans le nord-ouest.

Une énième guerre civile a éclaté en Centrafrique en 2013 quand une rébellion dominée par les musulmans, la Séléka, a renversé le président François Bozizé, et que le camp du chef de l’Etat déchu a lancé en représailles des milices d’autodéfense à majorité chrétienne et animiste, les anti-balakas.

L’ONU a déployé ses Casques bleus à partir de 2014.

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Les combats entre ces deux groupes, dont les civils ont été les principales victimes, ont culminé en 2018 avant que la guerre civile, jusqu’alors très meurtrière, ne baisse d’intensité. Anti-balakas et Séléka ont tous deux été accusés par l’ONU de crimes de guerre et contre l’humanité.

Le conflit a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais les groupes armés issus de l’ex-Séléka et des anti-balakas se sont ensuite partagé plus des deux-tiers de la Centrafrique jusque début 2021.

Depuis, à l’appel du président Faustin Archange Touadéra, la Russie a déployé des centaines de paramilitaires du groupe de sécurité privé Wagner qui ont permis de repousser les groupes armés de la plupart des territoires qu’ils occupaient.

La présence et l’autorité de l’État n’ont toutefois pu être réinstallées partout et durablement.