Les barrages affichent un taux de remplissage de 25% au 1er novembre contre 35% en 2021

Le niveau des réserves des barrages, jusqu’au 1er novembre courant, s’élève à environ 4,03 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 25 %, contre 35 % enregistré au cours de la même période de l’année dernière, a indiqué, le 2 novembre, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

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La politique des barrages résistera-t-elle à la faiblesse des précipitations ? Beaucoup d'experts en doutent. Crédit: AFP

Présentant le projet du budget sectoriel du ministère de l’Équipement et de l’Eau au titre de l’année 2023 devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, Nizar Baraka a ajouté que le début de l’année hydrologique en cours a été marqué par des précipitations modérées qui ont alimenté les réserves en eau de certains bassins.

Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau.Crédit: RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Le ministre a fait savoir que le volume d’eau entrant dans les barrages, au début de l’année en cours, avait atteint 424 millions de m3, ce qui représente un déficit de 43 % par rapport à la moyenne annuelle et un excédent de 74 % par rapport à l’année précédente, notant 2021 a été la 4e année la plus chaude depuis 1981 et que la température moyenne a dépassé d’environ 0,9 degrés Celsius la moyenne habituelle enregistrée au cours de la période allant de 1981 à 2010.

Nizar Baraka a expliqué que malgré la baisse des réserves d’eau dans les barrages, les besoins en eau potable ont été satisfaits à travers le recours au dessalement de l’eau de mer, notamment à Agadir, le renforcement des approvisionnements provenant des nappes phréatiques, la mise en réseau des bassins hydrographiques et la réduction de la plupart des approvisionnements destinés à l’arrosage.

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S’agissant des ressources en eaux souterraines, le ministre a relevé qu’elles avaient enregistré une baisse importante de leur niveau en raison des faibles précipitations pluviométriques et de neige, ainsi que de leur exploitation excessive pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, notant que la plupart des nappes phréatiques ont connu, au cours de cette année, une baisse record du niveau d’eau allant de -3 mètres à -6,85 mètres.

Après avoir abordé des situations de sécheresse similaires à l’échelle internationale, Nizar Baraka a assuré que le Maroc dispose d’un nombre important de barrages et de stations d’épuration qui ont permis de généraliser l’approvisionnement en eau potable en milieu urbain et d’augmenter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 98,5 % pour les infrastructures réalisées, sachant que le taux de liaison individuelle ne dépasse pas 44 %.

Cette infrastructure a également permis d’irriguer plus de 2 millions d’hectares, de protéger les plaines et les villes des inondations et de contribuer à la production d’énergie électrique, a-t-il relevé, ajoutant que le Maroc compte 149 grands barrages, 137 petits et moyens barrages et 88 unités de traitement d’eau potable, dont 9 pour le dessalement de l’eau de mer et 16 installations de dérivation des eaux.

(avec MAP)