Autoroute de l'eau : ce que le cahier des charges révèle de la phase II du projet

 210 kilomètres de conduites, un tunnel de 68 km, 40 milliards de dirhams. Taqa Morocco et Nareva ont adressé début mars un appel d'offres aux majors du BTP international pour la deuxième phase du projet d'autoroute de l'eau. TelQuel a pu consulter le cahier des charges. Voici ce qu’il révèle.

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A gauche, Ayman Taud PDG de Nareva et à droite Abdelmajid Iraqi Housseini, PDG de Taqa Morocco

Dix mois après la signature du méga-deal à 130 milliards de dirhams, le consortium Taqa Morocco-Nareva passe de l’intention à l’acte. Les sociétés dirigées par Abdelmajid Iraqui Houssaini  (Taqa Morocco) et Aymane Taud (Nareva) ont adressé le 5 mars dernier un appel d’offres aux majors du BTP international, accompagné d’un cahier des charges technique de 17 pages — le Minimum Technical Requirements — détaillant les spécifications de la deuxième phase de l’autoroute de l’eau.

Le projet se découpe en deux lots. Le premier (68 km, du barrage Garde du Sebou vers le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah) renforcera le tronçon d’urgence, déjà opérationnel depuis août 2023, avec un tunnel de 6,8 km, deux stations de pompage et un débit de 400 millions de mètres cubes (m3) par an. Le second lot, entièrement à créer, prolongera l’autoroute sur 210 km jusqu’au barrage Al Massira, dans le bassin de l’Oum Er-Rbia.

Sont prévus trois stations de pompage, onze points de sortie destinés à alimenter les périmètres irrigués le long du tracé, et un tunnel de 68 km pouvant accueillir un conduit unique de 6,2 mètres de diamètre. Débit : 800 millions de m3 par an, dont 200 à 300 millions pour l’irrigation des plaines de Doukkala et Béni Moussa.

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