L’Espagne est devenu le 19 juillet le premier champion du monde d’un mondial à 48, et sera peut-être le dernier. Parce que “le football il a changé” (dixit Kylian Mbappé) et continue de le faire, le président de la FIFA Gianni Infantino a d’ores et déjà annoncé son ambition de faire du mondial 2030 le premier à accueillir 64 équipes. À peine le mondial 2026 avait-il déclaré son vainqueur que le maître du football mondial envisageait sa prochaine échéance : l’élection de février prochain, au cours de laquelle il remet son poste en jeu. Bien que le président de la fédération des fédérations enrobe sa politique dans un discours mondialiste – “chaque nation devrait pouvoir rêver de participer à la Coupe du monde” – son logiciel est configuré sur le nouveau mode de scrutin de la FIFA, qui prévoit une voix pour chaque fédération. Il a donc foi dans le précepte selon lequel plus on élargirait l’accès à la fête du mondial, plus on aurait de chance d’y mener la danse. Ce faisant, il oublie d’ailleurs que 210 sélections participent aux phases qualificatives, qui sont des matchs de la Coupe du monde.
Mais si l’on évacue l’aspect politique de l’affaire, il y a la préparation des pays organisateurs. Les hôtes de la Coupe du monde 2026 savaient ce dans quoi ils s’engageaient : le mondial a été attribué au Canada, au Mexique et aux États-Unis en 2018 quand le choix des 48 équipes a été voté à l’unanimité des fédérations en 2017. Ce n’est pas le cas du Maroc, de l’Espagne et du Portugal. En 2024, quand ils sont choisis pour accueillir le monde en 2030, on lit dans le dossier de candidature que les pays tablent sur le format de 2026. Y sont évoquées des récompenses pour les pays ayant les supporters à l’impact environnemental le plus faible “parmi les 48 pays représentés”.
