Affaire de Karia Ba Mohamed : l'instruction bouclée pour sept des neuf mis en cause

Le juge d'instruction près de la troisième chambre de la Cour d'appel de Fès a décidé de clôturer l'instruction détaillée concernant sept des neuf personnes poursuivies en détention dans l'affaire de traite d'êtres humains et d'exploitation sexuelle de mineures, qui avait secoué la ville de Karia Ba Mohamed au début du mois d'avril dernier.

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Selon une source bien informée citée par Telquel Arabi, le magistrat instructeur a transmis le dossier au procureur général du Roi afin qu’il formule ses réquisitions définitives, avant le renvoi des mis en cause devant la chambre criminelle.

Le parquet général près la Cour d’appel de Fès avait requis l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de neuf suspects, après leur déferrement par les services de la police judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des faits liés à l’incitation de mineurs de moins de 18 ans à la débauche, à l’attentat à la pudeur avec violence ayant entraîné la défloration d’une mineure, à l’attentat à la pudeur sur mineure sans violence, ainsi qu’à la traite des êtres humains.

Les prévenus sont poursuivis pour leur implication présumée dans un réseau criminel soupçonné d’avoir attiré et exploité sexuellement des mineures dans la région.

Pour rappel, cette affaire a éclaté au début du mois d’avril à Karia Ba Mohamed, dans la province de Taounate, après l’ouverture d’une enquête sur des soupçons d’exploitation sexuelle de lycéennes mineures au sein d’un réseau présumé. Selon les éléments recueillis par TelQuel, neuf personnes ont été poursuivies, dont une femme d’une trentaine d’années, déjà connue de la justice dans des affaires de prostitution et soupçonnée d’avoir joué un rôle d’intermédiaire, ainsi qu’un pharmacien, deux commerçants, un propriétaire d’une société de location de voitures, un enseignant du préscolaire et un jeune sans emploi.

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Les investigations ont été ouvertes pour des faits présumés de traite des êtres humains, de détournement de mineures et d’attentats à la pudeur. L’affaire avait suscité une vive émotion dans la région, poussant plusieurs associations, dont l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et la Fédération des Ligues des droits des femmes (FLDF), à réclamer toute la lumière sur ce dossier, la FLDF ayant annoncé sa constitution en partie civile.