Elections : le Parti de l’Istiqlal dévoile sa première liste de candidats

Réuni mercredi 22 juillet, le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal a tranché au sujet d’une première liste de ses candidats pour le scrutin législatif du 23 septembre. Elle comprend des ministres et des figures de la vieille garde connues pour être des professionnels des élections.

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Debout: A. Amraoui, O. Hejira et A. Kayouh. Assis: N. Baraka, M. Khayr et R. Mezzour.

Cette première liste du parti de la Balance concerne une bonne partie des 91 circonscriptions locales. Dans un communiqué diffusé après la réunion de la direction, le PI affirme qu’il a opté par un laborieux processus pour le choix de ses candidats à commencer par des concertations avec les antennes locales et régionales, une évaluation de la présence sur le terrain des candidats et leur implication dans les actions du parti en plus d’un examen approfondi de leurs dossiers par la commission d’éthique. L’objectif poursuivi par le parti de Nizar Baraka, selon la même source, est présenter des candidats au passé «clean», mais aussi capables de relever le défi du 23 septembre prochain.

Des ministres au front et une seule femme

Le PI a opté pour plusieurs de ses ministres comme fers de lance. Ainsi, Nizar Baraka, le secrétaire général, est confirmé à la circonscription de Larache. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, l’est aussi et fera son baptême du feu électoral à al très disputée circonscriptions de Benslimane. Son camarade au parti de secrétaire de l’Etat au Commerce extérieur disputera l’un des sièges de son fief de toujours à Oujda-Angad. Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, ne lâche pas non plus son fief et se présentera à Taroudant-Sud.

Le PI a également coopté l’ancien ministre de l’Equipement et ex-président de la commune de Zhiliga Bouamro Taghouane pour la circonscription de Tiflet-Rommani.

Un premier constat saute aux yeux quand on parcourt cette première fournée des candidats de l’Istiqlal pour les circonscriptions locales : une seule femme parmi des dizaines de candidats. Il s’agit de Madiha Khayr, députée sortante de Beni Mellal. Bonjour la parité à la sauce istiqlalienne !

Le deuxième constat est que la liste des candidates pour les circonscriptions régionales dédiées aux femmes n’a pas encore été arrêtée. Selon une source en interne, cette liste est en train d’être finalisée et le dernier mot reviendra à la direction du parti.

La troisième remarque est que l’Istiqlal a dévoilé les noms de ses candidats pour une seule des trois régions du Sahara : Guelmim-Oued Noun. Pour les deux autres, à savoir Laâyoune-Sakia El Hamra où le puissant clan des Ouled Errachid fait la pluie et le beau temps et Dakhla-Oued Eddahab. Dans cette dernière région, le PI devra trouver la parade et beaucoup d’équilibres après la démission de Yanja El Khattat, président de la région, et de plusieurs de ses camarades pour rejoindre le Parti authenticité et modernité (PAM).

De la prudence et des pros

Le PI a opté pour la prudence et la continuité pour la majeure partie des circonscriptions les plus importantes. C’est le cas notamment à la région de Casablanca-Settat avec Hicham Amine Chafik à Mediouna, Khalid Ibrahimi à Berrechid, Mbarek Tarmounia à El Jadida, Said Tadlaoui à Mohammedia, Hassan Berkani à Casablanca-Anfa, Houcine Nasrollah à El Fida-Mers Sultan, Rachid Afilal à Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi et Mohamed Berkani à Hay Hassani. La même remarque s’applique à d’autres candidats comme Jamal Eddiouani (Agadir-Idaoutanane), Houcine Azougagh (Chtouka Aït Baha), Abdelaziz El Bahja (Taroudant-Nord), Layadi El Ferfar (Kelaâ des Sraghna) ou encore l’hôtelier Rachid Adnane (Midelt). Le PI a également renouvelé sa confiance en la personne de Rahhal Mekkaoui comme candidat à Fkih Ben Saleh.

La même prudence est observée dans la région de Rabat-Salé-Kenitra avec des figures connue comme Abdelilah El Bouzidi (Rabat-Océan), Mohamed El Aâzri (Kenitra), Rachid Sajid (Skhirat-Témara) et Mohamed Kerboub (Sala El Jadida). Allal El Amraoui, président actuel du groupe parlementaire se présente à Fès-Sud au vu du respect dont jouit ce médecin et ancien haut cadre du ministère de la Santé dans la ville et dans toute la région. A Tanger-Assilah, le parti de la Balance a choisi Mohamed Lahmami, l’un de vieux routiers de la scène politique de la région.

Lors du scrutin législatif du 8 septembre 2021, l’Istiqlal est arrivé troisième avec 81 sièges, soit 3 députés de plus par rapport aux législatives de 2016.