Longtemps, le Maroc a dominé sans trouver la faille. Longtemps, les Pays-Bas ont résisté en reniant presque leur nature, regroupés dans un costume défensif qui a surpris jusqu’à Mohamed Ouahbi. Menés contre le cours du jeu, les Lions de l’Atlas ont pourtant refusé de sortir par la petite porte. Une tête d’Issa Diop au bout du temps additionnel, une prolongation irrespirable, puis les tirs au but : à Monterrey, le Maroc a arraché plus qu’une qualification. Il a gagné le droit de continuer à croire.
Le Maroc est encore vivant. Mieux : il avance. À Monterrey, les Lions de l’Atlas ont renversé une soirée qui semblait leur échapper, une de ces soirées où l’on domine, où l’on pousse, où l’on frappe, où l’on y croit… avant de se faire punir sur presque rien. Menés contre le cours du jeu par des Pays-Bas venus d’abord pour fermer, les hommes de Mohamed Ouahbi ont refusé la fatalité. Une tête d’Issa Diop au bout du temps additionnel, une prolongation sous tension, puis une séance de tirs au but irrespirable : le Maroc a sorti les Oranje (1-1, 3-2 tab) et verra les huitièmes de finale du Mondial 2026.
Il y a des qualifications qui se gagnent au talent. D’autres à la maîtrise. Celle-ci s’est gagnée au nerf, au cœur, à l’usure émotionnelle. Le Maroc a longtemps tout fait, sauf marquer. Les Pays-Bas ont longtemps presque tout refusé, sauf survivre. Et au bout, ce sont les Lions qui ont continué à respirer.
