[TelQuel Impact – Spécial études supérieures]
Au Maroc, les nouveaux bacheliers peuvent demander une bourse de l’enseignement supérieur sur Minhaty. Son attribution repose sur le mérite social. Le candidat doit être inscrit au Registre social unifié avec les membres de son ménage, la sélection s’appuyant sur le score établi par ce registre. Les dates de candidature sont précisées pour chaque rentrée.
Selon l’Office National des Œuvres Universitaire Sociales et Culturelles (ONOUSC), la bourse atteint 6 334 dirhams par an lorsqu’elle est complète et 3 167 dirhams lorsqu’elle est accordée à moitié, avec un versement en trois tranches. À cette aide financière s’ajoutent des services sociaux qui réduisent directement certaines dépenses.
Le logement en cité universitaire est réservé aux étudiants n’exerçant aucune fonction ou emploi, domiciliés hors de la ville de leur établissement et inscrits dans un établissement public ne disposant pas d’internat. Les demandes sont classées selon des critères sociaux et académiques. Le tarif est fixé à 40 dirhams par mois, soit 400 dirhams pour le sejour de dix mois.
Dans les restaurants universitaires, un repas complet coûte 1,40 dirham. Deux repas peuvent être servis chaque jour, le déjeuner et le dîner, sauf les dimanches et jours fériés. Contrairement à la bourse, le logement et la restauration ne donnent donc pas lieu à un versement. Ce sont des services proposés à prix social.
Des bourses à chercher bien avant la rentrée
Pour les études à l’étranger, les appels à candidatures lancés par des États, des universités ou des organismes internationaux sont publiés sur des plateformes dédiées. Leur couverture varie selon les programmes. Certaines bourses prennent en charge les frais de scolarité, l’hébergement ou une allocation mensuelle, tandis que d’autres n’incluent pas les frais de voyage, le visa, l’assurance ou le logement.
La recherche d’une bourse doit commencer plusieurs mois avant la rentrée, car de nombreux appels ferment dès le début de l’année. Les étudiants déjà engagés dans un cursus à l’étranger peuvent aussi bénéficier de bourses d’appui publiées par l’ONOUSC. Dans tous les cas, il faut vérifier pour chaque programme les niveaux d’études concernés, les conditions d’éligibilité, les pièces à fournir et la date limite de candidature.
Des facilités de transfert
À ces dispositifs s’ajoutent les facilités prévues par l’Office des Changes pour les études à l’étranger. Elles permettent aux familles de régler depuis le Maroc les frais de scolarité, de séjour et de logement.
L’Instruction générale des opérations de change autorise le règlement des frais de scolarité à hauteur des montants indiqués dans les justificatifs. Elle permet également de transférer jusqu’à 15 000 dirhams par mois pour les frais de séjour, ainsi que les sommes correspondant au loyer et aux charges prévus dans le bail. Ce plafond mensuel peut être dépassé lorsque le montant demandé est dûment justifié.
Qu’il s’agisse d’une bourse, d’un service social ou d’une facilité de transfert, les familles doivent vérifier assez tôt les conditions à remplir, les dépenses concernées, les documents à fournir et les échéances à respecter. Plusieurs démarches commencent en effet plusieurs mois avant la rentrée.
