Eté 1985

Cinéma. Treize ans, une banlieue parisienne, une famille juive d’origine nord-africaine, et une Bar-mitsva qui approche. Vincent grandit et les tensions montent entre un père licencié qui n’ose pas l’avouer et une mère secrétaire en pleine émancipation. Son grand frère lui vole la moitié de la chambre, et ses premiers émois amoureux se frayent un chemin entre tout ça. Dans Juste une illusion, le duo de réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, quinze ans après Intouchables, signe un film généreux et lumineux, ancré dans un milieu de classe moyenne des années 1980 restitué avec soin, entre génériques de télé et premiers jeux vidéo. On retrouve l’efficacité narrative des réalisateurs, leur justesse dans la mise en scène de l’émotion. Louis Garrel touche avec le personnage d’un père bousculé par une société qui se transforme, et compose avec Camille Cottin un couple attachant, querelleur et solidaire à la fois.
Actuellement au cinéma
D’une rive à l’autre

Festival. Transcontinental par nature, le Festival du Cinéma africain de Tarifa et de Tanger se déploie des deux rives du détroit de Gibraltar. Pour sa 23e édition, le festival s’ouvrira avec la projection de Memory of Princess Mumbi, un faux documentaire de science-fiction se déroulant en 2093 dans un pays africain futuriste. Place ensuite à des rencontres littéraires au Musée Dar Niaba, une séance de courts-métrages marocains en compétition (dont les films de Randa Maroufi, Sonia Terrab et Sanaa El Alaoui) ainsi que la projection du documentaire de Karima Saïdi, Hypermétropie, Ceux qui veillent.
Du 22 au 24 mai, à la Cinémathèque de Tanger
“L’artiste qui entendait parler les jnouns”

Exposition. Le Comptoir des mines présente une exposition inédite de Abbès Saladi, réunissant des œuvres issues de différentes collections privées, dont l’une de ses toutes premières toiles, datée de 1977. Autodidacte, né à Marrakech, Abbès Saladi avait abandonné des études de philosophie à Rabat pour retourner dans sa ville natale, contraint par la maladie. C’est dans ce repli sur lui-même qu’il forge une œuvre graphique aussi singulière qu’énigmatique.
À partir du 23 mai au Comptoir des mines, Marrakech
Un medley attendu

Concert. La première date de cette rencontre inédite entre l’Orchestre Philharmonique du Maroc et Hoba Hoba Spirit affiche déjà complet. Dirigés par Dina Bensaïd, les musiciens de l’OPM et leurs arrangements orchestraux se mêleront aux rythmes électrisants de Hoba Hoba, groupe emblématique du Nadya. Deux univers musicaux opposés, entre la musique de chambre et le chaâbi-rock, réunis le temps d’une expérience unique, d’ores et déjà plébiscitée par le public.
Les 23 et 24 mai à l’Église du Sacré-Cœur, Casablanca
Transe et blues

Concert. Virtuose du guembri, tête d’affiche incontournable des festivals gnawas, Majid Bekkas montera pour la première fois sur la scène du Boultek. Originaire de Zagora, né à Salé, il est l’une des figures tutélaires de la scène gnaoua mondiale. Depuis les années 1980, il façonne un univers qu’il nomme « African Gnaoua Blues », dans lequel la transe gnaouie rencontre l’improvisation jazz et les sonorités du blues africain.
Le 23 mai au Boultek, Casablanca
