C’est un record capable de faire halluciner n’importe quelle IA : 122 milliards de dollars. Il s’agit du montant de la toute dernière levée de fonds d’OpenAI, qui valorise l’entreprise à… 852 milliards de dollars.
Une valorisation digne des Big Tech, alors que la société n’est pas encore entrée en Bourse. L’entreprise à l’origine de ChatGPT revendique désormais une bonne partie de l’humanité comme clientèle : 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine.
OpenAI annonce également un chiffre d’affaires mensuel de deux milliards de dollars. “À ce stade, notre chiffre d’affaires croît quatre fois plus vite que celui des entreprises qui ont façonné les ères d’Internet et du mobile, notamment Alphabet et Meta”, s’enorgueillit l’entreprise.
Mais à quoi servira tout cet argent ? Essentiellement à l’infrastructure. “Plus nous avons de puissance de calcul, plus nos modèles deviennent intelligents, et plus ils peuvent être utiles dans la vie quotidienne et au travail”, explique la société.
Internet a survécu à l’explosion de sa bulle. L’IA survivra sans doute à la sienne. Mais qui paiera l’addition ?
Le pari d’OpenAI –qui perd encore massivement de l’argent malgré une croissance record– est que plus on investit, mieux ça marche ; mieux ça marche, plus on l’utilise ; plus on l’utilise, plus ça rapporte, et donc plus on investit.
Un cercle vertueux sur le papier, mais qui fait rejaillir de plus belle les craintes de bulle IA. Allons-nous vivre un remake des années 2000 ? À l’époque, les promesses d’Internet étaient bien réelles, pas le pari de la rentabilité. Internet a survécu à l’explosion de sa bulle. L’IA survivra sans doute à la sienne. Mais qui paiera l’addition ?
