Regragui-Ouahbi : la rupture, la promesse, et tout ce qui reste flou entre les deux

Un mois et demi après la finale perdue de la CAN, la FRMF a choisi Maâmora pour tourner la page. Dans une double conférence de presse à l'ambiance contrastée, Walid Regragui a fait ses adieux — sans questions, avec émotion — et Mohamed Ouahbi a prononcé ses premiers mots comme sélectionneur des Lions de l'Atlas. Une soirée qui referme une ère et en ouvre une autre, sans que personne ne sache encore combien de temps elle durera.

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Il y a des ruptures qui n’en sont pas vraiment. Des séparations où personne ne claque la porte, où personne ne crie, où les deux savent depuis des semaines que c’est fini — mais où il faut quand même se retrouver une dernière fois, s’asseoir en face, prononcer les mots. Pas pour apprendre quelque chose de nouveau, mais pour entendre ce qu’on sait déjà, dit à voix haute. Pour que ça existe autrement que dans les silences et les rumeurs.

Un mois et demi après la finale de la CAN 2025, la FRMF a organisé ce rendez-vous-là : celui où l’on officialise ce que tout le monde avait compris. Une « double conférence de presse » à Maâmora, au Complexe Mohammed VI — même salle, deux séquences, deux ambiances. D’abord les adieux de Walid Regragui, ensuite les premiers mots de Mohamed Ouahbi. Comme ces dîners où l’un débarrasse la table pendant que l’autre s’installe.

On connaissait la fin. On connaissait le successeur. Il ne manquait que le moment où quelqu’un se lève, regarde la salle, et dit : c’est terminé. Ce 5 mars, Maâmora a offert exactement ça — rien de plus, rien de moins. La confirmation que, parfois, passer à autre chose est le seul geste d’amour qu’il reste à poser.

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