Il y a des ruptures qui n’en sont pas vraiment. Des séparations où personne ne claque la porte, où personne ne crie, où les deux savent depuis des semaines que c’est fini — mais où il faut quand même se retrouver une dernière fois, s’asseoir en face, prononcer les mots. Pas pour apprendre quelque chose de nouveau, mais pour entendre ce qu’on sait déjà, dit à voix haute. Pour que ça existe autrement que dans les silences et les rumeurs.
Le 5 mars, la Fédération Royale Marocaine de football a organisé une conférence de presse pour les adieux de Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas depuis 2022. Dans la foulée, la FRMF a officialisé l’arrivée de Mohamed Ouahbi, pour succéder à Regragui. Le champion du… pic.twitter.com/rCjhicC1hv
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) March 6, 2026
Un mois et demi après la finale de la CAN 2025, la FRMF a organisé ce rendez-vous-là : celui où l’on officialise ce que tout le monde avait compris. Une « double conférence de presse » à Maâmora, au Complexe Mohammed VI — même salle, deux séquences, deux ambiances. D’abord les adieux de Walid Regragui, ensuite les premiers mots de Mohamed Ouahbi. Comme ces dîners où l’un débarrasse la table pendant que l’autre s’installe.
On connaissait la fin. On connaissait le successeur. Il ne manquait que le moment où quelqu’un se lève, regarde la salle, et dit : c’est terminé. Ce 5 mars, Maâmora a offert exactement ça — rien de plus, rien de moins. La confirmation que, parfois, passer à autre chose est le seul geste d’amour qu’il reste à poser.
