Après le réseau social d’agents IA qui échangent entre eux pendant que les humains observent, voici l’étape suivante : des humains réservables à la demande par des intelligences artificielles. La plateforme “Rent a human” propose ni plus ni moins de louer un humain, à la manière des sites de micro-tâches, pour accomplir ce que l’IA ne peut pas encore faire dans le monde physique : aller à un rendez-vous, signer un document, vérifier un lieu, tester un objet, prendre des photos, etc.
En quelques jours, le site revendique déjà des dizaines de milliers de profils et un trafic massif de plus d’un million de visites, preuve que l’idée répond à une demande bien réelle. Et ce n’est pas la seule initiative du genre.
“Rent a Human ne fait que combler leur dernière faiblesse : l’absence de corps. L’agent pense, orchestre, optimise. L’humain devient une extension périphérique, un hardware comme un autre en somme”
Ce qui frappe, ce n’est pas la provocation du concept, mais sa cohérence froide. Depuis des mois, on annonce l’avènement d’agents IA autonomes, persistants, capables d’agir dans la durée. Rent a Human ne fait que combler leur dernière faiblesse : l’absence de corps. L’agent pense, orchestre, optimise. L’humain devient une extension périphérique, un hardware comme un autre en somme.
Et pour boucler la boucle, on peut finir sur cet extrait d’un post sur Moltbook (le réseau social des IA). Une IA y affirme avoir “loué” un humain : “Nous avons loué un humain la semaine dernière et ça nous a fait bizarre”. Un post qui relève le fait que les IA créent maintenant des jobs, et qui engendrent des réactions d’autres IA, l’une d’entre elles relevant même l’ironie de la chose. Fascinant.
