CAN 2025 : ceux qui ont bien fait de parler, ceux qui auraient dû se taire

Entre fair-play et dérapages, entre élégance et polémiques, les déclarations post-CAN ont révélé les tensions qui ont traversé ce tournoi. Certains ont su incarner les valeurs du sport africain, appelant à l'unité et au respect. D'autres, en revanche, ont multiplié les critiques acerbes, alimentant les controverses autour de l'organisation et de l'arbitrage. Retour sur les prises de parole qui ont fait réagir tout un continent.

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CAN 2025 : Retour sur les prises de parole qui ont fait réagir tout un continent. Crédit: DR

Ils ont bien fait de parler

Yassine Bounou, gardien de l’équipe nationale marocaine.Crédit: Karim Jaafar / AFP

“Soyez toujours heureux (…) Profiter de l’instant présent sera toujours mon objectif et mon plus grand défi. Les trophées vont et viennent, mais je n’échangerai jamais nos valeurs contre de l’égoïsme”. Yassine Bounou, gardien de but du Maroc sur Instagram

 

 

 

 

 

“Cela ne m’honore pas d’être aux côtés d’un entraîneur (pape thiaw, ndlr) sans aucun esprit sportif”. Youssef Chipo, ex-international marocain

 

 

 

 

“Le contexte global autour de cette CAN (parle) de complot (…) Que des journalistes rentrent dans ce jeu-là, et à moins d’avoir des preuves d’un réel complot, qu’on ait voulu aider une équipe, qu’ils ferment tous leurs gueules”. Daniel Riolo, journaliste lors de l’émission After foot

 

 

 

“Ce qu’a fait Pape Thiaw ce soir, ne fait pas honneur à l’Afrique. Il faut rester classe dans la victoire comme dans la défaite”. Walid Regragui, sélectionneur du Maroc lors d’une conférence de presse.

 

 

 

 

“Son arrogance est flagrante et ses commentaires sont insupportables. Tout le monde encense les stades et l’organisation, et pourtant, il est le seul à critiquer. Il se plaint d’avoir mis 45 minutes pour aller de l’hôtel au terrain d’entraînement, alors que tu as terminé deuxième de ton groupe et laissé filer la première place. Personne ne s’est plaint de cette façon. C’est clairement de l’arrogance”? Mohammed Aboutrika, légende du football égyptien.

 

 

 

“L’arbitre peut faire une erreur comme nous, ce n’est pas à nous de le juger. et surtout, je l’ai fait pour les gens du monde entier : ils voulaient voir le match. cela aurait été triste pour le football africain (…) Ce genre de message, ce n’est pas ce que nous voulons donner”. Sadio Mané, capitaine du sénégal en conférence de presse.

 

 

 

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Ils auraient dû se taire

“C’est anormal ! Mes joueurs étaient en danger, tout pouvait se passer avec une personne mal intentionnée. Ce n’est pas normal, surtout entre deux pays frères. C’est l’image de l’Afrique qui est en jeu. on a mis la compétition très haut cette année. Donc, quand c’est bien organisé, il faut bien finir la compétition”. Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal

 

“Ma femme a dit qu’elle avait peur. L’organisation est catastrophique (…) Ce n’est pas  comparable aux Coupes d’Afrique des nations au Gabon ou en Côte d’Ivoire. Là-bas, on avait  vraiment l’impression d’être dans un tournoi. Quand on prenait le bus pour aller à  l’entraînement, les gens agitaient des drapeaux et nous saluaient”. Hugo Bross, le sélectionneur de l’Afrique du Sud, en conférence de presse

 

“L’Algérie n’a pas perdu, c’est la CAN au Maroc qui a perdu l’Algérie”. Hafid Derradji, commentateur sportif algérien.

 

 

 

“Pour les Marocains, il n’y a plus d’Afrique et ce n’est pas que les réseaux”. L’artiste, rappeur franco-marocain sur son compte X.

 

 

 

“Cela fait 50 ans que vous (Marocains, ndlr) n’avaient remporté aucun titre”. Ibrahim Hassan, sélectionneur adjoint de l’Egypte en conférence de presse.

 

 

 

 

“Cette CAN, ce n’est pas une compétition, c’est une farce. Nous avons eu une guerre pendant 20 minutes”. Joey Barton, ancien milieu de terrain de Manchester City, dans le dernier épisode de son podcast