Sirāt d'Oliver Laxe à Cannes, one-man-show d'Éric Dupond-Moretti, rap de Najm... Les sorties de la semaine

Najm, étoile montante du rap marocain. Crédit: DR

Sahara, rave et road-trip mystique 

Sirât, le filmCrédit: DR

Cinéma. Oliver Laxe pousse plus loin son exploration des marges avec Sirāt, Prix du Jury à Cannes 2025. Dans les étendues du Sahara marocain, le réalisateur franco-espagnol met en scène Luis et son jeune fils Estéban, partis à la recherche de leur fille et sœur disparue, Mar. Leur quête les mène au sein d’une communauté de ravers clandestins, errant de fête en fête dans les profondeurs du désert. Entre l’Espagne et le Maroc, Oliver Laxe construit un récit hypnotique : dans un paysage minéral, les personnages se retrouvent confrontés à eux-mêmes. Le titre, qui fait référence au pont qui sépare enfer et paradis dans la tradition islamique, donne la mesure de l’ambition mystique du projet. Face à Sergi Lopez, seul comédien professionnel du casting, gravitent des figures issues de l’univers des raves, incarnant avec une justesse troublante leur propre rôle. Un film-épreuve, presque hallucinatoire, brûlant de solitude et de quête spirituelle.

Les 14 et 16 décembre à l’Institut français de Rabat, les 11 et 13 décembre à la Cinémathèque de Tanger.  

Une plaidoirie pas comme les autres 

Éric Dupond-Moretti présente son spectacle « J’ai dit oui ! » au Maroc.Crédit: DR

Spectacle. Eric Dupont-Moretti, personnalité flamboyante, ténor du barreau et ancien ministre de la Justice française, renoue avec la scène. En 2019 déjà, un an avant son entrée au gouvernement, il s’était produit dans un seul-en-scène au théâtre de la Madeleine à Paris, intitulé Éric Dupond-Moretti à la barre. Il est de retour dans J’ai dit oui, avec trois représentations prévues au Maroc : à Casablanca, Rabat et Marrakech. Durant une heure trente, il raconte son expérience de ministre ainsi que les coulisses de cette fonction. Sans langue de bois, il revient aussi sur ses polémiques médiatiques, ainsi que sur l’action en justice dont il a fait l’objet, avant sa relaxe en 2023. 

Les 19, 20 et 21 décembre à la Salle Bahnini (Rabat), Studio des Arts Vivants (Casablanca) et au Meydene (Marrakech). 

Voyage dans l’enfance 

Exposition. Abdelkrim Ouazzani, figure de l’art contemporain marocain et ancien directeur de l’Institut des Beaux-Arts de Tétouan, investit l’Atelier 21 avec « L’enfance de l’art ». Il y déploie un corpus d’œuvres habitées par la spontanéité du geste et l’audace de l’intuition. Entre sculptures et compositions murales, Ouazzani est présent dans les collections de plusieurs institutions, dont le Musée Mohammed VI et celui de la Fondation Alliances. Avec cette nouvelle exposition, il revisite les réflexes créatifs de ses débuts, conviant le spectateur à redécouvrir cette candeur première qui fait toute la puissance de l’acte artistique.

Actuellement à l’Atelier 21, Casablanca. 

Premiers jalons 

Najm, étoile montante du rap marocain.Crédit: DR

Concert. En février dernier, Najm, 19 ans et déjà figure montante du rap marocain, intégrait le programme “Radar” de Spotify, destiné à accompagner des talents prometteurs et à accroître leur visibilité sur la plateforme. Son premier album, Savo!r, connaît un véritable succès, avec plus de 4 millions d’écoutes en streaming. Le Studio des Arts Vivants l’accueille à Casablanca pour la première date de sa tournée nationale, TAYER Tour.  

Le 13 décembre au Studio des Arts Vivants, Casablanca.

Retour à Pandora 

Cinéma. James Cameron replonge dans son univers-fleuve avec le troisième opus de sa série Avatar, intitulé De feu et de cendres, dans lequel Jake Sully et sa famille, toujours marqués par le deuil, s’aventurent vers les terres volcaniques où règne le Peuple des Cendres, tribu belliqueuse dirigée par Varang. Cameron mobilise encore une fois l’arsenal technique qui a fait sa réputation pour servir une méditation sur la résilience des peuples face à l’adversité.

Sortie nationale le 17 décembre. 

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