David Goeury : “Les jeunes ne veulent plus vivre dans un Maroc fracturé par les inégalités sociales”

Née d’un appel de jeunes issus de milieux intégrés, la mobilisation GenZ212 a vite débordé son cadre initial pour gagner des quartiers populaires, où la frustration sociale et territoriale nourrit la colère. Entre pacifisme revendiqué et débordements violents, David Goeury analyse ce mouvement, qui illustre les fractures économiques et générationnelles du pays.

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Au sixième jour de mobilisation, des centaines de jeunes du mouvement GenZ212 se sont rassemblés, place des Nations unies à Casablanca. Crédit: Yassine Toumi

Depuis samedi dernier, les protestations de la génération Z se sont rapidement enchaînées et intensifiées, et de nombreux débordements ont été constatés. Pour comprendre la naissance de ce mouvement et son expansion qui n’a pas échappé aux dérives, TelQuel s’est entretenu avec David Goeury, docteur en géographie et chercheur associé au Centre Jacques Berque de Rabat.

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