2024-2025 : notre bilan

Énergies renouvelables, lutte contre 
le stress hydrique, Maroc 2030, Sahara, tourisme, 
méga deals… TelQuel dresse l’état des chantiers stratégiques pour l’avenir du Maroc.

Par

TELQUEL

Le Maroc boucle l’année 2024-2025 dans un grand écart permanent entre ses ambitions titanesques et ses pesanteurs chroniques. Au pays des grands projets pharaoniques, on ne fait jamais dans la demi-mesure.

Face au défi hydrique, le gouvernement dégaine son arsenal technologique avec la ferveur d’un converti. Dessalement, économies d’eau, stratégies “novatrices”… le vocabulaire technocratique fuse, mais derrière les projets rutilants, une réalité s’impose : le pays joue sa survie climatique.

Même urgence dans l’énergie. Le Maroc se rêve en champion régional du renouvelable, multipliant les chantiers titanesques solaires et éoliens. Une stratégie payante pour échapper à la dépendance énergétique. 2030, année magique s’il en est. La Coupe du Monde devient le catalyseur d’une transformation sans précédent, tandis que le secteur touristique surfe sur cette dynamique pour viser les 26 millions de visiteurs. Ambitieux? Carrément. Réaliste ? L’avenir le dira.

Côté diplomatie, le royaume marque des points sur le sacrosaint dossier du Sahara. Les reconnaissances s’accumulent, Londres en tête. Une victoire géopolitique indéniable qui redessine les équilibres régionaux. À la Bourse de Casablanca, l’euphorie est palpable. Les IPO cartonnent, les records tombent.

Cette success story a ses revers. Les subventions au bétail qui profitent aux “bonnes personnes”, les procès qui éclaboussent encore l’intersection malsaine entre pouvoir, argent et sport…

Seulement voilà, cette success story a ses revers. Les subventions au bétail qui profitent aux “bonnes personnes”, les procès qui éclaboussent encore l’intersection malsaine entre pouvoir, argent et sport… Certains vieux démons nous possèdent toujours, d’autres sont en train d’être exorcisés avec une énergie rarement déployée. Quant à la Moudawana, cette réforme qui devait garantir plus de droits aux femmes, elle reste coincée dans les méandres bureaucratiques. Entre promesses et réalisations, le fossé demeure béant.

Car c’est bien là l’enjeu : cette période charnière annonce une modernisation d’ampleur, un projet qui doit porter le Maroc vers 2030 et au-delà. Les fondations se posent, les chantiers s’ouvrent, mais l’édifice final reste à construire. Entre grandeur des ambitions et pesanteurs, le pays orchestre une mue d’ampleur, conscient que l’avenir se joue maintenant.

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