Il y a deux ans, Khadija, une entrepreneure d’une quarantaine d’années installée à Casablanca reçoit un appel qui ressemble à ceux de n’importe quel service commercial. Au bout du fil, une voix chaleureuse lui annonce qu’elle a remporté le premier prix d’une tombola organisée par une marque d’électroménager nouvellement implantée dans la ville. Dix mille dirhams l’attendent. Seul problème : il faudrait se déplacer dans le nord du pays pour les récupérer. L’interlocuteur propose alors une solution plus simple : un virement bancaire.
En toute confiance, la quadragénaire communique le numéro de sa carte bancaire. Quelques instants plus tard, son téléphone sonne de nouveau. « Il nous manque simplement les trois chiffres de vérification au dos de la carte », lui explique son interlocuteur. Elle les transmet. En quelques minutes, près de 9.000 dirhams sont prélevés de son compte au fil de plusieurs opérations frauduleuses.
