#MeTooUniv : Hey ! Teachers, leave the kids alone

Par Réda Dalil

Rien ne sera plus jamais comme avant. Les dénonciations successives d’actes de harcèlement moral et sexuel en milieu universitaire ont des allures de grande révolution. Défouloir pulsionnel pour des professeurs étrangers à toute déontologie, l’université dévoile ses secrets les plus inavouables. Les remparts du silence se fissurent. La parole des victimes, dopée par l’action dynamique du collectif Moroccan Outlaws et le compte Instagram #7achak, déferle désormais avec une liberté sans précédent. Le défi est de taille. Il s’agit d’ébranler une culture du viol bien ancrée dans l’écosystème universitaire. Pour les jeunes filles, le troc faveurs sexuelles contre réussite était devenu un funeste rite de passage. On le subissait en silence, en dépit des sévices moraux et d’un traumatisme aux scarifications indélébiles. Car cela se passait ainsi dans un milieu académique saturé de machisme, pollué par la suprématie des sachants, dominé par des figures d’autorité munies d’un totem d’immunité. Butant contre une société impitoyable qui leur renvoie la responsabilité, les victimes ne pouvaient briser le tabou, par peur de l’humiliation, de la marginalisation. L’omerta régnait donc en maître impitoyable. Mais ça…

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