Vengeance pornographique: le corps du délit

Par La Rédaction

On l’a surnommée Moulat El Khimar. Elle apparaît sur une vidéo pornographique qui a été filmée et diffusée à son insu. Elle s’appelle Hanaa, et a écopé d’un mois de prison ferme pour “outrage public à la pudeur” et “relations sexuelles hors mariage”. Sa vie se résume à une succession de drames. Abandon à la naissance, exploitation sexuelle, séquestration, viols répétitifs, grossesses non désirées sans possibilité d’avortement, vengeance pornographique… à elle seule, Hanaa incarne l’ensemble des violences qui peuvent être subies par une femme sous nos cieux. Son drame prouve que notre Code pénal ne protège pas les femmes. Bien au contraire, il fait de la victime une coupable. Et il n’y a pas que Hanaa : il y a des Khadija, Ikram, Amina, dont les noms circulent lors de la médiatisation de faits divers dans lesquels elles figurent. Et puis, il y a aussi toutes celles dont on ne connaît pas le nom, et qui vivent l’injustice en silence. Celles dont les filles et fils sont “des enfants…

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