Déconfinement, plage et exemplarité

Par Réda Allali

Zakaria Boualem respire enfin. Nous sommes finalement sortis de notre confinement, les amis. Avec, bien sûr, les mêmes chiffres qu’il y a un mois, les mêmes incertitudes, comme prévu. La dernière prolongation de peine a suscité tellement de protestations sur les réseaux sociaux qu’il n’était plus possible de continuer. Nous étions englués dans un absurde profond, unique de par le monde, qu’il est inutile de décrire une nouvelle fois tellement il a été pénible à vivre. La nouvelle situation est meilleure, mais, comme d’habitude, tout aussi floue. On peut aller au restaurant mais pas s’il y a de la musique live, et boire un verre suspect si on mange aussi, boire un café s’il est à moitié rempli, ce genre de choses très subtiles. Mais on a compris l’idée de base: les plaisirs sont prohibés, surtout s’ils sont louches, et surtout avant l’ouverture des mosquées. Ça a été d’ailleurs leur crédo, à nos autorités, pendant cette sinistre période: supprimer les plaisirs. Comment expliquer, sinon, qu’on interpelle un joggeur en pleine foulée alors qu’il partage le trottoir avec des passants que…

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