Zakaria Boualem sous antidépresseurs

Par Réda Allali

En théorie, nous sommes capables de manger et de dormir sans sortir pendant quelques semaines. En réalité, passé une durée qui dépend de la personnalité de chacun, la privation 
de ce qui fait de nous des humains devient une humiliation insupportable.

Avant d’entamer la lecture de cette chronique, sachez qu’elle a été écrite sous antidépresseurs. Il était en effet inconcevable de laisser Zakaria Boualem s’exprimer à l’air libre sans un garde-fou médicamenteux, ses propos l’auraient sans doute mené à vive allure vers un confinement de type carcéral. Nous avons vécu une semaine historique, les amis. Rien ne nous aura été épargné. Il y a tout d’abord eu une nouvelle illustration de cette déplorable manie de nous annoncer les choses à la dernière minute. Chez nous, il ne faut surtout pas demander ce qu’on va faire jeudi dès le lundi matin, par exemple, c’est une attitude insensée. Non, il faut attendre, sans doute parce que les gens qui nous annoncent ce qu’on va faire jeudi eux-mêmes ne le savent pas le lundi matin. Il y a eu ensuite ce communiqué, qui…

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