Ave Mezouar

Par Aicha Akalay

Il aurait été difficile de ne pas sourire quand Mezouar, improvisant son discours de victoire, se rebaptisait ainsi : “Nous, le secteur privé…”. L’ancien ministre des Affaires étrangères, de l’Industrie, mais aussi de l’Economie et des Finances, et ex-chef de file du RNI n’a pas dit grand-chose de mémorable ce fameux mardi 22 mai, lorsqu’il a été adoubé à la tête du patronat. Quelques larmes d’un fils rendant hommage à sa maman, et un “vive la démocratie” pour compléter le “vive le Maroc et vive la CGEM” de Miriem Bensalah, en clôture d’une assemblée réunissant le gotha économique du pays. Mais ni ses mots ni son programme ne parlaient aux cœurs des happy few de la métropole, ceux dont le vote importe vraiment. Ils n’en ont cure. Pour leur conter fleurette, Mezouar était le candidat aux meilleurs arguments. Deux puissants ministres businessmen comme soutien, quelques patrons motivés pour l’aider à récolter des voix, à l’image de Saïd El Alj, et une machine électorale bien huilée basée sur les procurations. Finalement, qu’attendent vraiment les grands groupes marocains de leur syndicat ? Qu’il manœuvre auprès de l’administration et…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés