Dans une correspondance dont TelQuel Arabi a pris connaissance, Abderrahim Chahid souligne “la capacité de ces directeurs provinciaux à contribuer à la mise en œuvre des programmes de réforme et à l’atteinte de leurs objectifs, ainsi qu’à présenter les données sur lesquelles se fondent ces décisions, et à mesurer leur impact sur la gestion éducative au niveau provincial à travers tout le pays”.
Le député précise que “l’annonce par le ministère de tutelle d’un vaste mouvement ayant concerné plusieurs directions provinciales — avec le transfert de sept directeurs provinciaux, la couverture de 11 postes vacants, la révocation de 16 directeurs provinciaux, ainsi que l’ouverture à candidatures de 27 postes — constitue une décision soudaine qui pourrait menacer la stabilité éducative, selon plusieurs acteurs du secteur”.
Il ajoute que ces révocations ont “suscité un large débat dans les milieux éducatifs, particulièrement après les contradictions dans les déclarations et positions, qu’elles proviennent des directeurs concernés eux-mêmes ou de certains responsables du ministère”, soulignant que ces mesures interviennent “dans un contexte d’absence d’explications officielles et responsables sur les raisons motivant de telles décisions”.
Chahid relève par ailleurs que “les défis accumulés auxquels le pays a fait face lors de l’année scolaire précédente et les difficultés rencontrées cette année exigent une évaluation précise afin d’en déterminer les causes et proposer des solutions adéquates. Cela dépasse le simple traitement des symptômes pour atteindre les racines du problème, ce qui ne semble pas correspondre à l’approche ayant conduit à la révocation massive de responsables provinciaux du ministère de l’Éducation”.
Le député estime enfin que “pour répondre à ces dysfonctionnements, il aurait fallu instaurer un environnement éducatif favorable à tous, répondant aux besoins des élèves, enseignants et administrateurs, en évitant l’improvisation dans la prise de décisions et en développant continuellement le processus éducatif, en phase avec les évolutions mondiales et les défis contemporains, conformément à la vision du Royaume visant à bâtir une société du savoir”.
Il insiste sur le fait que “l’investissement dans le capital humain demeure le pilier central du processus éducatif, nécessitant un soutien continu aux enseignants et aux responsables administratifs, et le développement de leurs compétences”.
