Sur les murs d'Ahouli et Mibladen, Mehdy Mariouch expose les photos des mineurs de l'Oriental

Après avoir exposé à Casablanca les portraits des mineurs de l'Oriental, le photographe Mehdy Mariouch est retourné montrer son travail dans les villages de ceux qu'il a photographiés. "Un hommage aux travailleurs oubliés" qu'il a diffusé dans une vidéo.

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Crédits photos : Medhi Mariouch

Des portraits de mineurs en noir et blanc sont imprimés par de grosses machines, format 2×3 mètres. Ces mêmes photos, qui ont été exposées sur les murs de L’Uzine de Casablanca en février, se retrouvent aussi sur les murs d’Ahouli et Mibladen, dans l’Oriental. « Revenir sur place pour partager les photos avec les mineurs que j’ai photographiés était un moyen de leur rendre hommage« , nous explique le jeune photographe Mehdy Mariouch. Le making of du collage des photos dans les deux villages est révélé dans une vidéo du photographe diffusée le 13 septembre.

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« Le jour de l’exposition à Casablanca, les mineurs que j’ai photographiés n’ont pas pu venir, par manque de temps et surtout de moyens. Ils ne peuvent pas perdre une journée de travail« , se rappelle Mehdy Mariouch. « Le but est de rendre le concept de galerie plus accessible, même si elle est éphémère« .

Bribes de vie Ahouli 2016 © Mehdy Mariouch

Le photographe est reparti trois jours dans l’Oriental à la fin du mois d’août, muni de ses pinceaux, de sa colle et de ses photos grand format pour les coller dans le « village fantôme » où les mineurs habitent seulement la semaine quand ils travaillent. « J’ai d’abord rencontré à Midelt Sidi Moh, un mineur qui m’a beaucoup aidé au début, pour lui montrer mes photos« , qui s’est ensuite rendu avec deux collègues dans les villages d’Ahouli et Mibladen.

« Des mineurs sortaient des mines, ils sont venus voir. Ils ont commencé à se reconnaître, à se demander qui était qui et d’où ils venaient, à rigoler« , raconte-t-il. « Je ne pensais pas que les gens, un peu timides, allaient consentir à voir leurs visages en grand format exposés sur les murs des villages devant lesquels ils passent tous les matins« .

Mehdy Mariouch nous confie également que ces mineurs sont devenus ses « potes » depuis qu’il enchaîne les voyages dans les mines de l’Oriental pour les photographier. « Je compte revenir en 2018 pour un projet plus large avec d’autres artistes qui travaillent d’autres disciplines« , nous confie le photographe.

Lire aussi : Le dur vécu des mineurs de Jerada

Bribes de vie Ahouli 2016 © Mehdy Mariouch

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