Karim Lachkar : la cocaïne et l'alcool causes du décès

Selon le médecin légiste cité par le procureur, le militant USFP Karim Lachkar est décédé suite à une « insuffisance respiratoire » aggravée par la consommation de cocaïne et d'alcool, et non pas de « violences policières ».

Par

Visage tuméfié du militant USFP Karim Lachkar.
Karim Lachkar, le militant décédé dans des circonstances qui font polémique. Crédit : DR

Selon un communiqué du procureur, Karim Lachkar ne serait pas mort suite à des « violences policières », mais à cause d’une « insuffisance respiratoire ».

Alcool, cocaïne et artériosclérose

La communication du procureur se base sur un rapport du médecin légiste, qui révèle une toute autre version que celle des proches, qui estiment que Karim Lachkar est mort dans le commissariat, après avoir été battu par des policiers. Selon le légiste, le jeune homme « est entré dans le coma à cause d’une consommation excessive d’alcool, aggravée par la prise récente de cocaïne qui ont influé sur le muscle cardiaque, déjà fragilisé auparavant par une athérosclérose »

 ».

Concrètement, cela signifie que le patient souffrait déjà d’un problème cardiaque. « Ses artères étaient bouchées, ce qui a engendré une pression élevée sur les poumons conduisant à l’insuffisance respiratoire. Bien sûr, la consommation de drogue accentue ces effets et peut conduire effectivement au coma », nous décrypte un médecin.

Des blessures mais aucun témoin

Le rapport établit pourtant l’existence de « blessures superficielles », mais tranche sur le fait qu’elles n’ont pas conduit à la mort. Des témoins présents lors de l’interpellation du militant affirment pour leur part que le défunt « a essayé de fuir la police et est tombé dans un ravin », se blessant au niveau du visage, toujours d’après le procureur, qui explique qu’« aucun témoin n’a assisté à une scène de violence perpétrée par la police ».

L’affaire Karim Lachkar remonte à mai 2014. Plusieurs associations ainsi que les proches de cet ancien militant ittihadi avaient accusé les forces de police d’El Hoceima d’avoir mortellement battu le jeune homme, en marge de son interpellation au commissariat. Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, avait déclaré à Telquel.ma que « Kamal Lachkar a été frappé ». Par ailleurs, les accusations de torture ont également valu des poursuites judiciaires à un journaliste de la part de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale).

article suivant

Hammouchi a reçu le chauffeur du triporteur agressé par un policier

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.