Najat Aatabou : «Oum Keltoum Boufarès, c'est qui?»

Photo : Rachid Tniouni

Smyet bak ?

Larbi Ben Hamdouch.

Smyet mok ?

Zahra Bent Aatabou.

Nimirou d’la carte ?

X48196.

C’est curieux, vous portez le nom de votre mère.

C’est une belle histoire. Mon père était tellement amoureux de ma mère qu’il a choisi pour ses enfants le nom de famille de sa femme. Je trouve ça magnifique.

Restons dans les histoires de couples. Comment trouvez-vous Oum Keltoum Boufarès ?

C’est qui ?

La femme du prince Moulay Rachid. Je vous montre sa photo.

Elle est splendide. Je ne suis pas au courant. Peut-être parce que j’étais plongée dans l’enregistrement d’une malhama.

Parlons-en, justement. C’est une opérette montée par un Koweïtien à l’occasion de la fête du trône. Une commande royale ?

Pas du tout. Masaab Al Aanzi est un artiste qui aime le Maroc et le roi. C’était son idée et c’est lui qui a financé le projet. Quand il m’a contactée, j’ai cru à une farce. Je ne concevais pas qu’un tel évènement soit mené par un étranger. Mais lorsque le Palais m’a dit qu’il fallait prendre la proposition au sérieux, j’ai foncé.

En quoi consistait le travail de Masaab Al Aanzi en dehors du financement ?

Il a écrit les textes en dialecte marocain. La musique a été confiée à Jalal Hamdaoui et Mourad Gueznay. Un travail très propre auquel ont participé Mahmoud El Idrissi, Naïma Samih, Hatim Idar, Hatim Ammor, Mohamed Riffi, Fettah Grini… L’enregistrement est entre les mains du roi maintenant. Il attend son feu vert.

Vous avez fait la clôture du festival Timitar cette année. Vous adhérez à son thème ?

Timitar connaît un grand engouement de la part du public. Les artistes aussi y trouvent leur compte. Maintenant, l’intitulé « Les artistes amazighs invitent les artistes du monde » devrait avoir une véritable assise. Ce serait plus porteur si les Amazighs fusionnaient avec leurs hôtes.

Robert Plant, chanteur et membre fondateur de Led Zeppelin, a dit récemment qu’il était fan de votre voix…

C’est ce qu’on m’a rapporté. Je ne le connaissais pas. J’ai tout de suite consulté Internet et j’ai découvert un immense artiste. Je suis très touchée par ce qu’il a dit.

Chanterez-vous un jour en arabe classique ? Avez-vous déjà essayé de le faire ?

Oui, j’ai essayé une fois sous la douche, mais ça n’a rien donné. Je n’en ai pas l’âme. Si vous me demandez de reprendre une chanson d’Oum Kalthoum, vous allez beaucoup rire. Elle aura une grosse teinte amazighe.

Vous résidez en France depuis plusieurs années…

Oui, et je rentre au Maroc à chaque fois que le boulot m’y appelle. Sinon, je reste près de mes enfants qui sont nés là-bas et qui sont français.

A part ça, on ne sait pas grand-chose de votre vie privée. Vous vous préservez ?

Beaucoup. A cause du mauvais œil peut-être.

Antécédents

1960 : Naissance à Khemisset

1981 : Sortie du tube J’en ai marre

1984 : Premier concert à L’Olympia

1995 : Se marie

2013 : Reçoit une décoration royale

2014 : Sort une chanson sur le harcèlement sexuel

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