Le PJD accuse le gouvernement d’avoir échoué dans la gestion du dossier des moutons de l’Aïd pour la troisième année consécutive

Le Parti de la justice et du développement (PJD) estime que « le gouvernement a essuyé un échec retentissant, pour la troisième année consécutive, dans la gestion et l’approvisionnement du marché des moutons de l’Aïd ».

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Le parti rappelle que, lors de l’Aïd Al-Adha 1445 H, l’Exécutif avait mobilisé des aides publiques pour l’importation des ovins, soit de manière directe, soit à travers des exonérations des droits de douane et de la TVA à l’importation, « sans résultat notable ».

Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a obtenu copie, le PJD souligne qu’après la suspension de la célébration du sacrifice lors de l’Aïd Al-Adha 1446 H, le gouvernement a cette année consacré plus de 13 milliards de dirhams de soutien public direct au programme de reconstitution du cheptel national.

Le parti rappelle également qu’après une campagne agricole marquée par des précipitations favorables, le chef du gouvernement avait assuré devant le Parlement que le Maroc disposait d’un cheptel « à un niveau inédit » dépassant les 40 millions de têtes. Il évoque aussi la présentation faite le 14 mai en Conseil de gouvernement par le ministre de l’Agriculture, qui avait affirmé que l’offre prévue pour cette année dépasserait la demande grâce au programme de reconstitution du cheptel, mis en œuvre conformément aux -orientations royales, à l’amélioration des conditions climatiques ainsi qu’aux naissances enregistrées en automne et au printemps.

Selon ces données officielles, le cheptel national avoisinerait actuellement les 40 millions de têtes, tandis que l’offre d’ovins et de caprins destinée à l’Aïd était estimée entre 8 et 9 millions de têtes, contre une demande comprise entre 6 et 7 millions.

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« Malgré cela, les citoyens se retrouvent, à l’occasion de l’Aïd Al-Adha 1447 H, soit face à des marchés ne proposant pas l’offre attendue, soit confrontés à des prix hors de leur portée », affirme le PJD.

Le parti considère que « l’échec du gouvernement dans la gestion du marché des moutons de l’Aïd » a engendré des difficultés pour les citoyens et dénonce une communication officielle qu’il juge imprécise ainsi que des déclarations « provocatrices ».

Le PJD attribue cette situation à ce qu’il qualifie de « méthodologie capitaliste sauvage » adoptée par le gouvernement dans la gestion des secteurs productifs. Selon lui, cette approche favoriserait les conflits d’intérêts, les situations de monopole, la rente, l’octroi d’aides à des acteurs proches politiquement, le contrôle des marchés et la marginalisation des petits et moyens producteurs au profit des grands opérateurs, tout en privilégiant les importations au détriment de la production nationale.