Dans leurs commentaires, la presse et les analystes en Ecosse et en Angleterre soulignent que la Tartan Army, menée par Steve Clarke, est consciente qu’un défi d’une toute autre ampleur l’attend face à des Lions de l’Atlas qui ont impressionné le monde du football suite à leur nul (1-1) lors de leur entrée en lice face au Brésil, quintuple champion du monde. Le sélectionneur écossais n’a d’ailleurs pas cherché à minimiser la difficulté de la tâche.
Après la rencontre face à Haïti, Clarke a rappelé que son équipe allait désormais affronter « deux équipes du Top 10 mondial », en référence au Maroc et au Brésil. « Les deux prochains matchs contre des équipes du Top 10 mondial seront difficiles », a-t-il dit dans des déclarations largement relayées par les médias en Ecosse et en Angleterre.
Il souligne, toutefois, que son équipe abordera ces rencontres « avec un peu moins de pression après avoir remporté le premier match ». Le respect affiché dans le camp écossais reflète l’évolution du statut du Maroc sur la scène internationale, souligne le journal The Scotsman.
Septième au dernier classement FIFA, la sélection marocaine s’est durablement installée parmi les meilleures nations mondiales depuis sa demi-finale historique au Mondial 2022 au Qatar, relève le média. La performance des hommes de Mohamed Ouahbi contre le Brésil a particulièrement retenu l’attention des observateurs britanniques. Plusieurs médias écossais ont souligné la qualité technique, la vitesse d’exécution et la maîtrise collective affichées par les Lions de l’Atlas face à l’un des grands favoris du tournoi.
Le quotidien The Guardian estime ainsi que l’Écosse devra considérablement élever son niveau de jeu après une prestation jugée laborieuse contre Haïti. Malgré les trois points obtenus grâce à un but de John McGinn, les Écossais ont souvent manqué de maîtrise et ont dû résister à la pression adverse dans les dernières minutes, observe le journal londonien.
« Le Maroc et le Brésil sont deux équipes classées parmi les meilleures au monde. Ce seront des matchs très difficiles », a reconnu le milieu écossais Lewis Ferguson, cité par les médias.
Dans les débats qui animent la presse écossaise depuis le week-end, un constat revient régulièrement. Le Maroc apparaît désormais comme l’équipe la plus redoutable du groupe avec le Brésil, et un concurrent direct pour la première place. Le souvenir de la Coupe du monde 1998 nourrit également cette prudence écossaise.
À l’époque, le Maroc avait largement dominé l’Écosse (3-0) lors de la phase de groupes en France, un résultat resté dans les mémoires comme l’une des grandes désillusions du football écossais, notent les médias.
Malgré l’enthousiasme suscité par la victoire contre Haïti, la plupart des analystes écossais considèrent qu’un match nul contre le Maroc constituerait déjà un résultat positif dans la perspective d’une qualification historique pour le second tour. À Boston, les Écossais savent qu’ils se mesureront à une équipe qui n’a plus rien d’un outsider mais qui aspire désormais à rivaliser avec les meilleures nations du football mondial, indiquent les médias.
(avec MAP)
