Selon la fédération, le secteur traverse actuellement « une situation conjoncturelle marquée par une offre supérieure à la demande, entraînant une baisse significative des prix à la production ».
Cette situation découle principalement de l’augmentation des capacités de production enregistrée ces derniers mois, combinée à un ralentissement temporaire de la demande.
La FISA cite également l’approche de l’Aïd Al Adha comme facteur ayant influencé les comportements d’achat, « une partie de la demande se reportant traditionnellement vers les ovins durant cette période ».
Les prix à la production, jugés « particulièrement bas », exercent une pression importante sur les revenus des éleveurs et des producteurs. La FISA tient néanmoins à préciser que cette situation « demeure conjoncturelle et ne remet pas en cause les fondamentaux du secteur avicole marocain, qui dispose d’importantes capacités de production, d’investissements structurants et d’un savoir-faire reconnu ».
La fédération appelle par ailleurs à « accélérer les efforts de structuration de l’aval de la filière, notamment en matière de commercialisation, d’export, de valorisation, de transformation et de distribution des produits avicoles », afin de réduire l’ampleur des déséquilibres entre l’offre et la demande. Elle réaffirme son « attachement aux principes de libre concurrence et de liberté des prix » tout en plaidant pour une meilleure organisation économique du secteur.
La FISA indique enfin rester « mobilisée aux côtés des pouvoirs publics et de l’ensemble des acteurs du secteur afin d’accompagner le retour progressif à un meilleur équilibre du marché, dans l’intérêt des producteurs comme des consommateurs ».
