Le Compass revient, et il a changé. Dévoilée le 23 avril à Casablanca, la nouvelle génération du SUV compact de Jeep entame sa commercialisation au Maroc. Le timing n’est pas simple : le segment des SUV compacts n’a jamais été aussi encombré, entre les références européennes bien installées et l’offensive des marques chinoises qui grignotent chaque mois un peu plus de parts de marché.
Distribuée au Maroc par Auto Hall dans le cadre de son partenariat avec Stellantis, Jeep mise sur ce renouvellement pour renforcer sa présence sur un segment en pleine effervescence.
De l’hybride léger, pas plus
Pour le Maroc, Jeep a opté pour un 1,2 litre essence Mild Hybrid. Pas d’électrification lourde, pas de rechargeable, mais une hybridation légère qui réduit la consommation tout en conservant une conduite souple, adaptée aux usages urbains et interurbains. Un choix qui colle aux réalités du marché local, où le diesel domine encore plus de 68 % des ventes mais où les motorisations alternatives progressent trimestre après trimestre. Le système Selec-Terrain est maintenu, avec quatre modes de conduite (Auto, Sport, Neige et Sable/Boue). Le Compass conserve donc une vocation polyvalente, entre route et hors bitume.
Rattrapage technologique
C’est peut-être à bord que le saut est le plus visible. Le Compass adopte un écran central de 16 pouces, un combiné numérique, Apple CarPlay et Android Auto sans fil. L’habitabilité progresse avec un coffre de 550 litres et 34 litres de rangements supplémentaires. Sur la finition Summit, les sièges sont ventilés et massants, les matériaux montent en qualité.
Un effort notable, les précédentes générations du modèle étant régulièrement critiquées sur ce terrain. Côté sécurité, le modèle embarque une suite d’aides à la conduite de niveau 2 : régulateur adaptatif, maintien dans la voie, freinage d’urgence et caméra 360° sur les versions hautes.
Un tarif à défendre
Le Compass est proposé en deux finitions, Altitude et Summit, à partir de 369.000 DH. Un ticket d’entrée qui le place dans une zone sensible. À ce niveau de prix, il affronte des concurrents européens bien installés comme le Hyundai Tucson ou le Toyota C-HR, mais aussi les nouveaux SUV chinois qui montent en gamme à des tarifs souvent inférieurs, avec des équipements comparables voire des motorisations hybrides rechargeables.
La question est donc de savoir si la polyvalence tout-terrain et le blason Jeep suffisent à justifier l’écart face à des concurrents de plus en plus agressifs sur le rapport prix-équipements. Sur un marché où les cartes se redistribuent à grande vitesse, le Compass arrive avec un produit renouvelé. Reste à voir s’il arrive au bon moment.
