Mehdi Black Wind, de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, a comparu devant le procureur mercredi 15 juillet au matin. Suite à cette comparution, le procureur a placé le rappeur en détention provisoire et a appelé à sa comparution immédiate devant le tribunal.
Contactés par TelQuel, les membres de son comité de soutien indiquent qu’en raison de l’absence d’avocat, le procès d’El Mahdi est reporté au 22 juillet. Dans l’attente de sa première audience, l’artiste a été transféré à la prison d’Oukacha (Casablanca). Les proches d’El Mahdi rappellent également qu’aucune information supplémentaire n’a été donnée quant à ses chefs d’accusation.
En déplacement au Maroc depuis fin juin, Mehdi Black Wind s’était vu interdit de quitter le territoire le vendredi 10 juillet. Il avait été placé en garde à vue à Casablanca, à la suite d’ une journée d’audition le lundi 13 juillet.
Dans un communiqué de presse ce jour-là, le comité de soutien du rappeur a indiqué que son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux. Il a ajouté que “lorsqu’il est arrivé à Rabat le 29 juin 2026, c’était la première fois depuis le début du mouvement GenZ [qu’il soutenait, ndlr] qu’il se rendait au Maroc”.
Depuis son arrestation, les prises de paroles en soutien à Mehdi Black Wind se multiplient. Plusieurs artistes de la scène marocaine se sont notamment exprimés, parmi eux la rappeuse Khtek, qui a relayé un communiqué exigeant sa libération immédiate.
Au Maroc comme à l’international, plus de 500 signataires dénoncent la détention arbitraire du rappeur, dans une tribune de soutien publiée le 13 juillet.
L’Association marocaine des droits humains s’est également exprimée dans un communiqué, appelant à la libération ainsi qu’à la levée de toutes les mesures restreignant la liberté du rappeur, notamment son interdiction de quitter le territoire national.
