Cet appel prolonge la dynamique nationale du ministère de la Santé et de la Protection sociale, qui a lancé à El Kelâa des Sraghna la Semaine nationale de prévention et de lutte contre les envenimations scorpioniques et ophidiennes, placée sous le thème « De la prévention à la prise en charge : agissons efficacement contre les envenimations dues aux piqûres de scorpions et aux morsures de serpents ».
L’initiative met l’accent sur l’information des populations, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de la prise en charge des victimes.
Plus de 20.500 piqûres de scorpion en 2025
Selon les données du Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), le Maroc a recensé en 2025 quelque 20.583 piqûres de scorpions et 405 morsures de serpents. Si les piqûres de scorpions demeurent les plus fréquentes, les morsures de serpents restent les plus sévères, avec un taux de létalité plus élevé lorsqu’elles ne sont pas prises en charge rapidement.
L’association rappelle que l’été constitue une période particulièrement sensible : chaleur, humidité, déchets non-évacués, eaux stagnantes et entretien insuffisant des abords des habitations peuvent favoriser la prolifération de moustiques, mouches, cafards, rongeurs, scorpions ou serpents. Les moustiques, vecteurs de nombreuses maladies, sont souvent considérés comme l’un des animaux les plus meurtriers au monde.
Pour les scorpions et les serpents, l’AM3D recommande d’éliminer les amas de pierres, de bois et de déchets, d’entretenir cours et jardins, de vérifier chaussures et vêtements avant usage, d’éviter de marcher pieds nus la nuit et de sensibiliser les enfants. En cas de piqûre ou de morsure, elle souligne l’importance d’immobiliser et de rassurer la victime, de contacter rapidement une structure de santé et d’éviter tout geste inapproprié (aspiration, saignée, traitement traditionnel). L’association recommande de contacter sans délai le CAPM au 0 801 000 180, numéro vert accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
« La lutte contre les nuisibles ne peut plus être abordée comme une simple intervention ponctuelle. C’est un enjeu de santé publique, de prévention et de responsabilité collective. Aux côtés des autorités sanitaires, du Centre antipoison (CAPM), de l’Institut Pasteur du Maroc et des professionnels qualifiés, l’AM3D rappelle que la gestion durable des nuisibles repose sur une approche intégrée, du diagnostic précis au suivi continu », a déclaré Abdelkarim Alghourfi, président fondateur de l’AM3D. « Nous déconseillons l’utilisation systématique et non-maîtrisée des pesticides par des non-professionnels car ils peuvent engendrer des risques bien plus grands sur la santé humaine, les animaux domestiques et l’environnement ».
