L'AMDH appelle à la libération de Mehdi Black Wind et dénonce les atteintes à la liberté de création

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé à la libération du rappeur El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, ainsi qu'à la levée de toutes les mesures restreignant sa liberté, notamment l'interdiction de quitter le territoire national.

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Mehdi Black Wind en concert à L'Boulevard 2025, un keffieh palestinien sur les épaules Crédit: DR

Le rappeur El Mahdi Lyoubi, alias Mehdi Black Wind, a été placé en garde à vue lundi 13 juillet après avoir fait l’objet d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire.

Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a reçu une copie, l’association de défense des droits humains rappelle que « El Mahdi Lyoubi, qui a été militant du Mouvement du 20 février, est l’une des jeunes voix de la scène rap, connue pour ses œuvres abordant des questions sociales et politiques, et critiquant les formes de marginalisation, de corruption ainsi que les atteintes aux droits et aux libertés ».

L’AMDH estime que « les poursuites visant des artistes, des créateurs, des journalistes, des blogueurs et des militants en raison de leurs opinions ou de leurs œuvres créatives constituent une violation flagrante de la Déclaration internationale des droits de l’homme ainsi que des dispositions du Titre II de la Constitution ».

Elle réaffirme la responsabilité de l’État dans la protection de la liberté d’opinion, d’expression, de conscience et de conviction, tout en appelant à mettre fin à toute atteinte à ces droits.

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L’association appelle également à mettre un terme à la politique de restriction des voix critiques et des différentes formes d’expression créative, artistique et culturelle.

Elle exhorte les autorités à respecter les engagements internationaux du Maroc en matière de droits humains et à garantir que la justice et les procédures sécuritaires ne soient pas utilisées pour restreindre les droits et les libertés.

Enfin, l’AMDH souligne que « le recours à la détention ou à des mesures telles que l’interdiction de voyager en raison d’une expression artistique ou d’opinions critiques constitue une grave atteinte aux droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution marocaine et les conventions internationales, au premier rang desquelles le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit la liberté d’expression et la liberté de circulation ».